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Plus homogène que l’essence et d’un pouvoir calorifique supérieur (8.400 calories contre 7.500), il est également antidétonant et autorise l'emploi de moteurs à taux de compression élevé.
Malheureusement, le traitement des goudrons et le débenzolage des gaz produits par la carbonisation à haute température ne donnent que 7 à 10 kilos de benzol par tonne.
La production en est donc forcément limitée, et ce carburart ne constituera jamais pour un payÿs qu'un léger appoint dans l'inventaire de ses forces motrices.
Aussi bien le benzol n’est plus guère employé seul, mais en mélange binaire (benzol-alcool) ou ternaire (alcoolbenzol-essence). Il permet non seulement d'assurer la stabilité du mélange, mais il lui communique ses remarquables qualités, en relevant notamment Ia moyenne du pouvoir calorifique que l'alcool a tendance à abaïsser.
B. — Schistes bitumeux.
ke bitume dont ces roches sont imprégnées donne par pyrogénation des huiles de schistes susceptibles d'être converties, à leur tour, en excellents carburants.
On évalue, dit Ch. Berthelot, à 40 milliards de tonnes la réserve potentielle de pétrole que ces schistes représentent; de quoi alimenter le monde pendant près d’un siècle et demi.
Ces gisements, dont l’origine est encore discutée, sont répandus dans tous les continents. En Europe, on en trouve en Allemagne, Espagne, Esthonie, Italie, France, Russe, Suède et Yougoslavie.
Le rendement en huile brute varie de 70 à 300 litres par tonne, suivant les gisements. Les plus remarquables sont ceux d'Esthonie.
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La production de carburant se décompose en trois opérations :
a) extraction des schistes, suivie de concassage, tamisage, "etc: :
b) carbonisation à basse température (459 à 500°); c) transformation en essence de l'huile obtenue par cracking ou hydrogénation.
Ici nous retrouvons la même évolution que nous avons mentionnée en ce qui concerne le raffinage du pétrole. Les procédés de distillation fractionnée sont aujourd'hui remplacés par les systèmes de cracking ou d’hydrogénation. Notons en faveur de ce dernier que l'essence est obtenue à 84 d'indice d'octane et qu’une légère addition de plomb tétraéthyle (0,8 cm3 par litre) porte l'indice d’octane à 100.
Jusqu'à maintenant, seuls les pays à tendance autarcique ont exploité sérieusement leurs ressources; chez les autres, la concurrence du pétrole a étouflé l'essor de l’industrie des huiles de schistes, dont le prix de revient est plus élevé.
Mais il n’est pas douteux que les schistes bitumeux sont appelés à un brillant avenir, surtout si l’on veut bien voir en eux la matière première des supercarburants d'aviation, dont le prix rémunérateur permettra à cette industrie une exploitation rentable.
En attendant, la production mondiale d'huile de schiste ne dépasse pas 500.000 tonnes.