‹ Le Problème de la Traction AutomobileChapitre 17 sur 64 · ENS · texte numérisé non relu

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cation de l'essence synthétique à partir d’autres matières premières que le charbon.

Dans un article du génie civil, en date du 44 avril 1939, M. Ch. Berthelot précise deux tendances nouvelles dans l’industrie de l'hydrogénation.

La première consiste à hydrogéner, non pas des combustibles solides, mais des huiles, telles que les goudrons primaires de la semi-carbonisation des houilles et des lignites, les résidus pétroliers, les huiles de schistes bitumeux et des calcaires asphaltiques, dont le traitement exige beaucoup moins d'hydrogène que le charbon. Le prix de l'hydrogène est, en effet, un facteur important dans l'établissement du coût de production et le charbon, quand il est riche en cendre, soufre ou oxygène, en fait, selon l'expression de l’auteur, un véritable gaspillage.

En second lieu, on cherche à obtenir non pas une essence ordinaire, à 65 d’octane, mais un carburant de choix, à l'usage de l'aviation, ayant un indice d’octane de 8% au moins et d’un prix beaucoup plus rémunérateur.

Dans ces conditions, rien ne s'oppose à ce que les pays pauvres en gisements houillers et pétroliers envisagent, à partir de matières premières nationales, la fabrication d'un carburant de synthèse, qui réduira leurs importations de pétrole sans accroître leurs besoins en charbon.

$ 2. — Combustibles gazeux.

A. — Gaz pauvre.

Dans le gazogène, la combustion du bois ou du charbon, sous l’action d'un courant d’air, donne, en première réaction, un gaz sans aucun pouvoir calorilique, C02, bien connu sous le nom de gaz carbonique.

C0?, en passant sur du charbon incandescent, subit une deuxième réaction, donnant CO, oxyde de carbone.

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C'est, schématiquement et théoriquement, le processus de la réalisation du combustible gazeux, chargé d’alimenter le moteur.

Pratiquement, de nombreuses réactions secondaires s’effectuent dans le gazogène et modifient la composition du gaz carburant. Le combustible solide employé n’est jamais complètement sec et le gaz contient toujours des traces d'hydrogène. D'autre part, l’azote, qui constitue les quatre cinquièmes du volume de l’air admis dans le gazogène pour assurer la combustion, n’est pas modilié et reste mélangé au gaz sortant.

Il apparaît aïnsi que le gaz de gazogène est d’une composition complexe, jamais identique, variant avec le combustible employé : bois, charbon de bois, aggloméré, anthracite, semi-coke, coke, et l’état hygroscopique de ces différents combustibles.

Néanmoins, on peut analyser approximativement comme suit les divers composants du gaz produit :

CORRE NE AA EU OA 20 à 30 % SN LR ER NET ARR NN 10 à 20 % CURE NERO ENT Fe uit 2 à 10 % PRE ER RO EE PI RASRE SE Là 3% NE QUE Re NL Ta, 46 à 60 %

En outre, à sa sortie du gazogène, le gaz entraîne des produits de la distillation : goudron, poussières, impuretés diverses, qu'il convient d'’intercepter avant l'admission dans le moteur ().

Le gaz de gazogène, contenant de l’anhydride carbonique et de l'azote dans de fortes proportions, est singulièrement appauvri par ces éléments inertes, Il ne dispose, en définitive, que de 35 p. 100 d’élémenis utiles, ce qui réduit son pouvoir calorifique à 1.250 cal./m$ et lui vaut le surnom de gaz pauvre, par opposition au gaz d'éclairage, dit riche avec ses 4.500 cal./mÿ.

(1) Pour tous renseignements techniques concernant le gaz carburant de gazogène, voir Septembre et Lepoivre, La gaz des forêts.

qe GAZOGÈNE.

On englobe sous le nom de gazogène l’ensemble des organes qui participent à la réalisation d'un gaz pauvre susceptible d’être admis dans le moteur.

Il comprend :

a) le gazogène proprement dit, ou générateur, b) le refroidisseur;

c) l’épurateur;

d) le mélangeur.

Chacun de ces organes a une fonction particulière, que nous allons rapidement examiner.

a) LE GÉNÉRATEUR. — C'est l'organe dans lequel s’effectue la combustion. Il est constitué par un cylindre à axe vertical; une ouverture est disposée à la partie supérieure, pour le passage du combustible; une autre à la partie inférieure pour l’évacuation des cendres.

I comprend deux parties : la trémie et le foyer. Le combustible, contenu dans la trémie, descend au fur et à mesure de la combustion dans le foyer, où s'effectuent les réactions.

Enfin, on y trouve un orifice en relation avec l’atmosphère pour l'entrée de l'air, et un autre pour la sortie du gaz.

Allumage du gazogène. — Au moment où un ventilateur à main ou électrique provoque une aspiration dans le générateur, une torche présentée à l'orifice d'admission d'air fait chalumeau et allume sans peine le combustible.

Mais il ne faut pas croire que le gaz produit passe directement dans les cylindres du moteur. Il subit en cours de route l’action des organes annexes.

b) Rerrommisseur. — En sortant du générateur, après avoir traversé la couche de charbon incandescent, le gaz

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