C. — Butane et propane
Recueillis dans les raffineries de pétrole et dans les usines d'essence synthétique genre Bergius et Fischer, ces gaz, indépendamment d’un usage domestique très répandu dans les communes rurales, offrent déjà d'excellentes références comme carburant. |
À une température de 15° environ, le butane se liquéfie sous une pression de 2,4 atmosphères, et le propane sous une pression de 9,2 atmosphères.
Cette propriété facilite leur maniement, et leur transport ne présente pas les difficultés que nous avons rencontrées avec le gaz d'éclairage.
En ce qui concerne leur pouvoir calorifique, le litre de butane liquide a 6.400 calories, le litre de propane 3.600 calories. |
Leur indice d’octane est très élevé : 93 pour le butane, 123 pour le propane.
L'adaptation d’un moteur à essence est simple et peu onéreuse.
Transportés dans des bouteilles à l’état liquide, ils sont admis dans les moteurs sous forme gazeuse grâce à un détendeur, et leur emploi n'entraine aucune difficulté technique.
D. — L’acétylène.
C’est un gaz produit par l’action de l’eau sur le carbure de calcium.
ir 1e
Les premiers essais de l’acétylène carburant remontent à 4893. Actuellement il n’est utilisé qu’à une faible échelle.
Il est probable que ce carburant restera confiné dans un rôle très modeste, tant que les garanties de sécurité ne seront pas augmentées. D’aucuns ignorent les dangers d’explosion qu’il présente, et en second lieu le carbure de calcium nécessite pour sa fabrication une forte consommation d’anthracite.
$ 3. — Autres combustibles.
Un certain nombre de combustibles sont encore d’un emploi possible; nous ne les citerons que pour mémoire :
— La naphtaline, qui a fait l’objet d’un emploi très limitatif d’ailleurs pendant la guerre 1914-1918.
— Le gaz ammoniac, préconisé par certains, et dont les possibilités nous paraïssent douteuses.
— Les combustibles pulvérulents, expérimentés en Allemagne dès 1937 d'une facon suffisamment satisfai-
sante pour justifier quelques commandes de véhicules suseptibles de les utiliser.
— Les huiles végétales, provenant de la carbonisation des graines oléagineuses, pourraient, grêce à la technique actuelle, fournir de grosses quantités de carburant par hydrogénation.
Pour le moment, les graines coloniales ne sont traitées que dans de rares usines à faible rendement, mais qui pourraient devenir très importantes le jour où les pays disposant de colonies feront l'inventaire de leurs ressources, pratiqueront une économie rationnelle et ne voudront
plus laisser perdre des quantités énormes de produits intéressants.