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LA GRANDE-BRETAGNE — L'ALLEMAGNE — L'ITALIE

$ 4. — La Grande-Bretagne.

Les besoins de la Grande-Bretagne en produits pétroliers dépassent de loin ceux de l’Allemagne et de la France. Grâce à sa richesse minière, elle disposait de moyens considérables pour s’assurer une production nationale de carburants, capable de couvrir, sinon toute sa consommation, du moins un important pourcentage. Elle en a . décidé différemment et les tendances de sa politique ont été tracées par les conclusions de rapports officiels, celui notamment de la commission Falmouh, publié officiellement le 31 janvier 1938. Ce comité énumère comme suit les moyens à la portée du Royaume-Uni d’assurer une production nationale de carburant :

— Recherche de pétrole naturel; — Distillation des schistes bitumeux écossais:

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— Carbonisation de la houille gaz d'éclairage; benzol ; — Semi-carbonisation; — Fabrication d'essence synthétique par les procédés Bergius et Fischer.

En ce qui concerne le pétrole, ies nombreuses recherches se sont traduites par des dépenses de plusieurs centaines de milliers de livres et n’ont rien donné.

L'industrie du schiste bitumeux est en décadence. L'extraction, qui s'élevait à plus de 3 millions de tonnes en 1913, est tombée à 1 million et demi. Aussi le comité conclut à une reprise de cette exploitation.

La carbonisation à haute température dans les usines à gaz et cokeries, bien que prospère, a des possibilités bien réduites par rapport aux besoins.

La semi-carbonisation mérite d'être encouragée, mais, dans son état actuel, à raison de À million de tonnes traitées, les quantités de carburants obtenues sont négligeables.

Quant à la fabrication de l’essence synthétique, elle fait l'objet de la partie la plus importante du rapport. Les résultats de l'usine d’hydrogénation de Billingham sont examinés soigneusement. Toutes les questions d'ordre technique et économique, portant sur la création, les frais d'établissement et d'exploitation, la consommation de charbon, les rendements éventuels, sont minutieusement analysés; et, en définitive, il apparaît au comité Falmouth que l'essence synthétique revient à un prix trois fois plus élevé que l'essence d'importation.

Sans vouloir discuter les chiffres, on ne peut oublier que ce ne sont pas simplement des considérations économiques qui ont dicté les conclusions du rapport ainsi conçues : « La politique consistant à importer des appro

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