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mes de terre. Les distributeurs de carburants furent astreints à des reprises d'alcool allant de 6 à 10 p. 100 des essences distribuées. Ce dernier pourcentage fut réduit à 8,5 p. 100 en octobre 1937, conformément au plan des dirigeants en matière de denrées alimentaires et à leur désir de supprimer progressivement le mélange obligatoire d'alcool. Un nouveau pas a été fait récemment; à partir du 15 mai 1939, les quantités d’alcool reprises par les distributeurs ont été réduites à 3,2 p. 100. Une légère addition de plomb tétraéthyle communiquera à l’essence les vertus antidétonantes au même titre que l'alcool, sans diminuer le pouvoir calorifique.
Jusqu'à cette date, 225.000 tonnes d'alcool d’origine diverse, 145.000 t. éthylique et 86.000 t. méthylique, étaient réparties annuellement à des fins de carburation.
À la veille des hostilités, le nombre des installations d’hydrogénation et de synthèse, employant les divers procédés que nous connaissons, s'élevait à une vingtaine et produisait 2 millions de tonnes de carburants. Près de la moitié du débit provient des districts producteurs de lignites de l’Allemagne centrale, où sont groupées quelques grandes installations appartenant à l'E G. F.(D et à la Brabag @). 600.000 tonnes sont fabriquées à partir du charbon bitumeux et des lignites dans les usines du bassin rhénan et de la Rubr. Le reste provient des usines de l’Est qui traitent le charbon de Silésie et les lignites du territoire sudète. De nouvelles installations tout récemment inaugurées, notamment celle de Politz, près de Stettin et de Brüx, seront en mesure d'assurer un débit annuel supplémentaire de 4 million de tonnes d’essence à la fin de l’année 1941.
Quant aux autres carburants de remplacement, le gaz
(1) Interessen Germeinschaft Farbenindustrie Aktiengesellschaft, () Brabag est l’anagramme de « Braunkoblen Benzin A. G. ».
d'éclairage comprimé, les gaz liquides butane et propane, les combustibles solides végétaux et minéraux, ils fournissent l'équivalent de 150.000 tonnes d'essence; les gaz liquides en particulier, dont les fournitures augmentent avec le développement des usines d'essence synthétique, rarement employés à des fins domestiques, sont surtout réservés pour la propulsion des véhicules : 25.000 en 1938, 35.000 en 4939, ont roulé avec ces seuls carburants.
Notons enfin que le véhicule électrique est en plein développement; si les trolleybus sont encore rares, le nombre des voitures à accumulateurs dépasserait 15.000, sans compter un nombre égal de chariots électriques.
$ 3. — L’Italie.
L'Italie fasciste a élaboré, comme l’Allemagne, un programme d’autarcie en matière de carburants; mais, malgré toute la ténacité qu'elle a déployée, elle n’était pas arrivée en 1939, en raison de la pauvreté de son sol et de son sous-sol, à des résultats aussi concluants que son voisin, Les menaces qui pesaient sur l'Europe ont interdit à ce pays de ne considérer que ses besoins pétroliers normaux, et l’ont déterminé, contrairement à son programme, à augmenter ses importations d'huiles minérales. Il ne faut pas en conclure au fiasco du plan autarcique de l'Italie, mais à son désir d’accumuler des stocks, pour satislaire à une recrudescence éventuelle de sa consommation.
Importations d'huiles minérales (en tonnes).
Pétrole Mhnut Ter eu 300.838 935.868 1.474.170 1.700.000 HSSONCE PEUR AMIE ES tr 209.960 260.792 98.701 90.000 LAND ANUS CAT RS MERS AT 112.580 94.901 51.773 30.000 GAS REAIPURl SR OLIS APR EURE 1.136.778 1.211.111 955.131 900.000 CUDTIN EN ER RTS TEL PAR 54.741 70.995 43.941 42.000
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Ces chilfres, bien que très inférieurs aux chiffres des importations que nous avons relevées pour l'Angleterre et l'Allemagne, sont considérables par rapport aux besoins de ce pays, qui, en 1939, avec ses 400.000 véhicules tourisme et poids lourds, ne consommait pas plus de 500.000 tonnes de produits légers et 250.000 de gas oil.