LS
En ce qui concerne les applications de l'électricité à la
Del, 70e
Jorce motrice, la France, grâce aux ressources considérables d'énergie dont elle pouvait disposer, aurait dû tenir le prem'er rang. Elle ne peut invoquer aucune excuse pour expliquer la médiocrité de son parc de véhicules à accumulateurs, qui se limitait à 300 seulement en 1938, presque tous employés par les services municipaux de 35 villes pour l'enlèvement des ordures ménagères.
$ 4. — Critique de cette politique.
A. — Du point de vue de la balance commerciale.
Notre balance commerciale, déjà iourdement éprouvée par des importations de charbon et de laine, se penchait d’une façon de plus en plus inquiétante en faveur de l'étranger.
Nous savons ben que le déficit de cette balance n'est pas toujours un signe de misère, mais un luxe que peurvent s'offrir de puissantes nations. C'est ainsi que les capitaux de l’Angleterre placés à l'étranger permettaient à ce pays de supporter allègrement son déficit commercial: La France, beaucoup moins riche, n’arrivait plus à compenser une dette qui augmentait chaque année et se chiffraït par milliards ().
B. — Du point de vue de la défense nationale.
« En temps de paix, le pétrole étranger ruine la France: en temps de guerre, il peut la tuer. » Cette politique d’importation, néfaste au point de vue économique, était loin de répondre aux besoins de notre Défense nationale. On a souvent cité l’appel de Clemenceau adressé en 1917 au
(1) En 1938,
le déficit de la balance commerciale s'élevait à près de 20 milliards.