LA FRANCE ET LE PETROLE
$ 1. — L’usage des carburants de remplacement est-il provisoire ?
Avec des moyens de transports réduits, la vie économique du pays fonctionne au ralenti. Il s’agit de savoir si la France doit se contenter de cette situation en attendant le retour du pétrole, ou bien si elle doit s'orienter d’une façon définitive dans la voie de l’autarcie en matière de carburant. Le public n’est pas encore fixé à ce sujet. Il est tellement habitué à l’essence qu'il réalise difficilement l’éventualité d’en être privé définitivement. Pour un grand nombre, l'emploi des carburants nationaux est un moyen transactionnel, un expédient, destiné à remplacer l’essence de pétrole dont les fournitures sont momentanément interrompues,
Dans un délai que nous souhaïtons prochain, il est probable que la paix renaîtra dans le monde apaisé. Nous espérons aussi que les difficultés internationales réglées une fois pour toutes, des relations amicales s’établiront entre tous les peuples désireux de vivre dans une étroite et féconde collaboration. Ce jour-là, les questions de carburants re seront plus dominées par les menaces de guerre et pourront être envisagées sous un angle strictement économique. |
Dans ces conditions favorables, la France peut-elle espé-
«eee
rer revenir à son ancienne politique d'importation ? Nous nous permettons d’en douter, pour des raisons que nous allons rapidement examiner.
$ 2. __ Raisons qui interdisent J’espoir d’un retour à notre ancienne politique d’importation.