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il exigera alors, en conséquence, un revenu brut de 6 2/3.% de la part de son emprunteur. En d’autres termes, le capitaliste étranger paiera bien nominalement l'impôt de son pays plus l’impôt du pays de son emprunteur, il sera bien atteint par la double imposition ; mais, en réalité, il rejettera sur son emprunteur cette double imposition car, tous comptes faits, il supportera seulement l’impôt de son pays, s'étant garanti et protégé contre l'impôt du pays de son emprunteur en exigeant un revenu supplémentaire avant d'effectuer son placement.
On peut même aller plus loin dans cet ordre d'idées et prétendre avec vraisemblance qu’un capitaliste, qui a l’intention d'effectuer des placements à l'étranger, sera susceptible de se garantir, par une assurance ou un amortissement correspondant, non seulement contre les doubles impositions existantes, mais aussi contre celles à venir.
Il convient cependant de reconnaître que le principe suivant lequel tout capitaliste qui ne réside pas dans le pays où il place son argent rejette ou rejettera sur l’emprunteur la charge de l’impôt auquel est soumis son placement, (ce qui revient à dire que la double imposition finit par retomber sur le pays qui en a décidé l'application), il convient de reconnaître que ce même principe n’est cependant pas absolu et que, dans la pratique, son expression en peut être limitée par certaines conditions. Ainsi, il est bien évident, par exemple, que si le placement a été effectué antérieurement à l'établissement de l’impôt, et sans qu’au-