F. — INFLUENCE DE LA SITUATION GÉNÉRALE
Enfin, la situation générale de la France entre les deux guerres, a exercé une influence très mauvaise sur la construcüon ouvrière. L’atmosphère politique et sociale qui régnait en France ne pouvait que décourager les entreprises immobilières. En outre, les prévisions économiques étaient rendues très difficiles par les variations, démographiques provoquées par la Grande guerre et les mouvements de population des années ultérieures, tel Pafflux de la main-d'œuvre vers les banlieues des villes. Enfin, industrie du bâtiment ne pouvait que difficilement être prospère, comme d’ailleurs les autres branches de la production française, dans les conditions d’instabilité économique dans lesquelles la France se trouvait.
Telles sont les causes profondes de la mauvaise situation de l'habitat ouvrier en France. Certaines se rattachent à des problèmes qui dépassent largement la question particulière du logement ouvrier. Maïs de toutes façons, ce n’est qu’en agissant sur ces causes elles-mêmes, qu'il est possible d’apporter au problème du logement ouvrier en France, la solution durable qui lui est nécessaire. Selon la vieille règle de bon sens, ce sont des causes elles-mêmes que doivent se dégager les remèdes. C'est la condition essentielle de l'efficacité
d’une politique de lhabitat ouvrier.
DANIEL MORENNE. 3
En tout état de cause, il est nécessaire de choisir entre trois solutions : c
=— dans la première, le logement ouvrier est pris en charge, totalement ou en partie, par les pouvoirs publics ;
— dans la seconde, le logement ouvrier est assuré par linitiative privée seule ;
— dans la troisième solution, les pouvoirs publics coopèrent avec les particuliers.