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et le développement de la charpente; dans une région où le bois est rare et cher, on pourra au contraire multiplier les refends et, par la suppression des fermes, réduire au minimum la charpente. ;
« Une autre économie du plan consiste à supprimer ou à diminuer les surfaces parasitaires : dégagements, couloirs, vestibules, etc...; ce qui compte, c’est la surface utile, c'est-à-dire celle des pièces dans lesquelles on vit et non pas celles dans lesquelles on circule momentanément.
« Enfin une autre économie très sensible est obtenue par une répartition des pièces qui simplifie en la réduisant au strict minimum, l'intervention des cobps d'état secondaires. C’est ainsi par exemple que l’on groupe avantageusement les pièces d’eau (cuisine, buanderie, douche, etc...) pour réduire au minimum les longueurs des alimentations et évacuations.
« En dehors des questions intrinsèques, les conditions locales peuvent aussi se répercuter sur l'économie du plan. Celui-ci peut varier suivant la position de la maison par rapport aux réseaux extérieurs de gaz, d'électricité, d’eau, d’évacuations. En terrain plat ou humide, il y a peut-être intérêt à augmenter la surface bâtie et à supprimer les caves. En terrain en pente ou sec, dans une région où la main-d'œuvre grossière n’est pas chère, on peut au contraire prévoir des caves, etc.
« En résumé, un grand nombre de considérations, les unes intrinsèques, les autres fonctions des conditions locales, peuvent donc agir sur l'économie du plan. C’est en en tenant compte et en les étudiant très attentivement dans le détail que l'on arrive à baisser sensiblement le prix de revient », ce qui présente un intérêt particulier dans le cas logements destinés à des familles modestes.
Utilisation des matériaux locaux.
d) Les études techniques précitées doivent prévoir lutilisation maxima des matériaux locaux ou d’origine régionale. Même si les transports de matériaux pondéreux sont faciles après guerre, ce qui est improbable au début, il vaut mieux éviter, autant que possible, de recourir à ces transports, tant ils augmentent le prix de revient. D’ailleurs la nécessité imposera sans doute au départ l’emploi de matériaux pris à une source voisine. Ainsi les conditions techniques et celles d’économie, orientent vers la recherche de plans simples traditionnels, et vers l’utilisation maxima de ces matériaux. Ceci est une chance qu’il faut bien se garder d'éliminer. « Une maison « traditionnelle ést un fait matériel; c’est le fruit d’une mise « en œuvre de produits du sol et d’un emploi concerté de ces « produits d’après les techniques qu’une longue expérience a « consacrées. On a souvent reconnu, par ailleurs, que le « matériau local ainsi œuvré résisté beaucoup mieux que le « matériau importé ». Une maison traditionnelle est un fait social : elle correspond au genre de vie des habitants d’une région; elle est même souvent un instrument de travail pour l’ouvrier à domicile, ou pour celui qui s’y adonne à une activité secondaire.
Elle est encore un fait esthétique et un fait spirituel: Il ne faut pas uniformiser, internationaliser les maisons. « Ce serait gaspiller, au lieu de enrichir, un patrimoine de valeurs héréditaires, qui est le gage de notre personnalité et de notre durée ». Ce qui ne veut pas dire qu’il faut négliger les avantages de la technique moderne, et le confort qu’ils peuvent apporter dans l'habitation. « Elle trouvera un large champ d’application, d’abord chaque fois qu’elle améliorera l'hygiène des habitants, ensuite quand elle diminuera l'effort de ces
derniers devant les tâches quotidiennes, enfin, dans la mesure qu’il faut chiffrer, où elle peut diminuer le prix de revient par la standardisation sans agir sur les facteurs précités, et surtout pour l'équipement intérieur fixe de l'habitation. »
Enfin, il faut s’attacher, pour les maisons d’une région déterminée, à dégager les caractères dominants qui s’y répètent avec une certaine fréquence et qui s'expliquent souvent pour des raisons de climat, de situation, toujours valables; ainsi, les maisons d'ouvriers ou de paysans ont des murs aveugles au nord dans la vallée du Rhône, à cause du vent; ailleurs, le pignon ouest est revêtu d’ardoises ou de bardeaux, et fait
en briques ou en pierre, les autres étant en pan de bois, à.
cause de la pluie, etc... Ce sont des constantes dont il est raïsonnable de tenir compte.
Parallèlement, et dans un autre domaine, doivent être prévus l’aménagement des logements existants dans les villes et la destruction des immeubles insalubres. La politique du logement ouvrier doit en déterminer les modalités.