CHAPITRE IV
mosaïsmp: et thalmudisme
Que le lecteur ne s'étonne pas, si je ne consacre point un chapitre à la religion naturelle. Aucune société n'a vécu dans la pratique de la religion naturelle. Ce que Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre, M. J. Simon et d'autresnomment religion naturelle, ne constitue point un fait social saisissable, une puissance organisée dont on puisse mesurer l'influence. Dans la Religion, l'analyse distingue deux parties : 1*' les vérités accessibles à la raison humaine et les devoirs qui en découlent ; 2° les vérités que Dieu seul pouvait nous faire connaître et les obligations que sa libre volonté nous imj)Ose ; mais cette distinction, très-juste en elle-même, ne produit pas, dans la vie
des natioDS, deux courants religieux complets, chacun en son genre.
C'est l'éducation qui fait F homme ; le premier homme a dû avoir un instituteur, et cet instituteur ne pouvait être autre que Dieu. Il n*a point eu à inventer la Religion ou la loi de ses rapports avec son Créateur, il Ta reçue de Dieu ; c'est le maître qui, comme il convenait, a dicté la loi au serviteur. Si Ton nie la révélation extérieure, il faut i^econnaître une illumination intérieure, ce qui revient au même, quant à Tobligatign de^se soumettre au précepteur divin , ou admetti'e les folies de la cosmogonie matérialiste qui, du choc des atomes, fait jaillir la vie et la pensée. La religion naturelle n'est donc , dans l'humanité, qu'un amoindrissement de la religion positive : oîi ne s'élève pas à la religion naturelle par un effort de .la pensée; c'est, au contraire, le dernier degré de la chute du chrétien qui, de négation en négation, arrive à ne plus coiïserver de la Religion que les principes enracinés dans la raison. Au-dessous, lacorruption de l'intelligence est complète, et les erreurs religieuses de l'idolâtrie ou la nuit profonde de l'impiété l'investissent. Ce sera donc à propos de la religion diminuée ou des hérésies, que nous aurons à parler de la religion naturelle.
J'aborde le Judaïsme. Cette religion a deux faces. Jusqu'à la prédication de l'Évangile, elle est la préparation providentielle du Catholicisme; depuis, elle devient un entêtement obstiné à maintenir un culte dont la raison d'être a disparu. Mosatsme insqu il Jésus-Christ: Thalmudisme de nos jours. C'esl^e que M. l'abbé Corbière a fait remarquer dans son chapitre de la Religion (1) , où il expose sur le Judaïsme , le . Protestantisme et le Catholicisme des idées fort justes que je m'approprierai en partie.
Sous la loi mosaïque, la situation économique des Hébreux était exceptionnelle à tous les points de \Tie. Assurément elle n'était pas mauvaise; mais elle ne peut être proposée comme
(1) L'Économie sociale au point de vue dirétien^ t. i, eh. ni.
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modèle; car elle reposait' Bur i'kitenentîon spéciale et véritablement mh*aculeuse de Jéhovaib, roi spirituel et temporel du peuple Israélite. La fidélité h la loi religieuse {qtd renfermait la loi morale) avait alors; pour récompense infaillible l'abondance des biens de la terre, La stérilité, la captivité cbâr tiaient in émissiblementFîmfpléïé. Peuple conservateur, peuple gardien des traditions de T humanité, Israël devait demeurer rangé autour dé son temple, et la Providence lui donnait son salaire en froment, en vin et en huile , comme le prince au soldat qui veille sur les nriirs de la cité.
Son industrie était peu développée. Son commerce extérieur •était gêné par les prohibitions divines, nécessaires pour empêcher l'envahissement de l'idolâtrie. La Loi s'opposait au développement des grandes fortunes immobilières, en n'autorisant pas Taliénation à perpétuité des biens foncière.
('es prescriptions avaient leurs avantages, même humainement parlant. « L'impossibilité, dit un liistorien, de faire des acquisitions durables, retranchait l'ambition et l'inquiétude ; chacun se bornait au partage de ses ancêtres, et s'affectionnait à le faire valoir, sachant que jamais il ne sortirait de sa famille. » Le commerce intérieur, dont les règles avaient été formulées par le législateur selon les principes de l'équité la plus exacte, se développait avec une particulièie sécurité. Nulle part, dans l'antiquité, le bien-être général , Vaurea medioantasnese rencontre au même degré que chez ce petit peuple cantonné sur les rives du Jourdain.
Toutefois, les Hébreux étaient traités comme des enfaflts en tutelle ; et Moïse avait déclaré formellement que les prescriptions cérémoniales et économiques de la Loi étaient pour eux seuls.
La prédication de l'Evangile a mis fin à la société hébraïque; les Juifs qui ont refiisé de reconnaître dans le Christ le grand prophète que Moïse leur avait couimandé d'écouter, sont dispersés aux quatre vents du ciel ; leur nation, réduite en poussière, ne (5ompte plus parmi les nations de la terre. Néanmoins,
sous Taction d'une force m jfsitérieusç^, les. individus résû^tept à r absorption ;.3auf! des Qxçfiptio^sipeu ];iQm|)r€^u3e$, au milieu des catholiques i ^ bér^cpiea ;,i A^ , ipabométapa , , jUs df?meurent juife, fi|*alliànt pre^quei toqpur^ eatre euXy et con^rvant dans leurs synagoguea T^pér^nce obstinée du rétablisf^e* ment de la société tempprelleijl'Je^Aëii.:'
Us. ont gardé fidèlement 1^ fiiblet, jpaais il» ont insensible: mentperdulesefisdeJa.Bibl^.i.Vqsprit du. livré divin a été étoulîé sous Tamas de» > traditions, idea^nte^rétations et des rêveries humaines, dont le résumé Je plus complet et.le. p|us authentique est cette étrange; oompilaUxjn qu Us appellent le Thalmud.
Le Thalmud, compilation indigeste, véritable encyclopédie où le plus souvent on trouve tqut, excepté le bon sens, dit le savant juif converti, Drach(l) , esta la Bible ce que le Coran est à rÉvangile. L s y trouve quelques vérités noyées dans d'innombrables erreurs. Le grand polémiste catholique, M. Louis Veuillot, a eu, en décembre 1858, l'occasion de citer, d'après Buxtorf et Chiarini, auteurs compétents, des extraits fort curieux de ce livre dont les Juifs ne nous donneront jamais la traduction française, jadis annoncée solennellement par M. Cahen (2).
(1) De l'harmonie entre VEfjlise et la Synagogue^ t. i, p. 20. Ce livre, *>crit sans beaucoup d'ordre, renferme des documents très-importants sur le Thalmudisme.
(2) M. Singer, fondateur de Tceavre dont M. Gahen devait être la chevilla ouvrière, disait dans son prospectus :
«iLes livres de Moïse, V Ancien res/ame;t/, contiennent bien la base primitive de notre culte ; mais sur céttebase s^est élevé Timmense édifice de la législation thaloiudique, renfermée dans la Guémara^ et résumée dans le SchoHl'han Arouch, Ce sont ces ouvrages qui règlent la vie rpligieuse du Juif depuis la première aspiration jusqu'au dernier soopir... Ceux qui se flattent, au moyen de la Bible, de connaître Dcltre religion, sont dans une complète erreur. Le Timlmud. étant le térir! table contexte de notre culte, que les théologiens invoquent sans cesse, le temps est venu de voir ce que contient ce Thalmud. (Annales (le Philosophie chrétienne, troisième série, t. «, p: 461, 18û6). Se ravi* sant en lb58, M. Cahen écrivait h l'Univers : .
Quelques notions sur le Thalmud sont indispensables à quiconque veut comprendre la situation sociale . et économique de la race juive au milieu des nations. Si les Juifs français contemporains échappent généralement par l'incrédulité à l'influence malfaisante des doctrines thalmudiques, l'exception est récente, et s'applique à une faible minorité de la nation. « Que Ton regarde les Juifs d'Allemagne, de Pologne, de Russie et d'Orient, leur étrange et effrayant état social n'a d'explication possible que par le Thalmud ; il ne se modifiera pas sensiblement tant qu'ils conserveront le Thalmud... Le fond du Thalmud^ cest la haine du Juif contre tous les peuples non juifs, et spécialement contre le Chrétien, D'après l'auteur du Yalkout Reoubeni, lès idolâtres (non juifs) tiennent leurs âmes de l'esprit immonde, tandis que les Juifs tiennent les leurs du Saint-Esprit. Dieu, en choisissant le peuple juif, l'a constitué maître de tous les autres. Rabbi Abouhou a dit : Il est écrit dans la Bible : « Dieu s'est levé et a mesuré la terre ; il a regardé et abandonné les peuples à la discrétion des Juifs (1). » Les Juifs ont retranché ce passage de l'édition du Thalmud faite à Vienne. Mais ce qui est retranché du li\Te n'est pas pour cela retranché de la Loi.
Un Juif, en pays de Thalmud , peut ( onsciencieusement nuire à un non Juif, le non Juif n'étant pas son prochain.
'( Le Thalmud est un recueil de dissertations, de conversations où, h côté de choses très-morales, il y a des inepties et dos bizarreries... Le Thalmud, croyez-le bien, n'exerce depuis fort longtemps aucune influence sur mes coreligionnaires, i» , •
Tout bien considéré, le Thalmud embarrassait M. Cahen. Nous dirons volontiers avec M. Veuillot : « Comme le thahnud n'est pas compatible avec un certain degré de civilisation, un Juif frotté de littérature et de philosophie allemande est médiocrement thalmudiste ou même ne l'est pas du tout. Mais dans la mesure où il se sépare du Thalmud, il se sépare du gros de son peuple; c'est un libre-penseur.» — Les pages qui suivent sont l'analyse succincte du travail de M. L. Veuillot
(l) Traduction tout à fait fantaisiste du texte de Habacuc, III, 6. Steiit et rnensxLs ei>t tcrnua. Aspcxit et dissohit gentes.
Les paroles du Deutéronome : non vnibis cum eis fœdtts doivent s'entendre des sept peuples de Chanaan seulement ; mais les autres qui suivent {nec misereberis eorum) doivent s'entendre de tous les peuples non juifs, « Le précepte d'exterminer Amalek, dit Maïmonide, est obligatoire à jamais. »
Du reste, suivant Chiarini, les Juifs, en train de haïr, se haïssent mutuellement. Les savants haïssent tellement les ignorants ou idiots qu'ils disent hyperboliquement : « qu'il €St permis d'écarteler un idiot comme un poisson, pour\'u que Ton commence l'opération par le dos. » Cet axiome est tiré du Traité Pesachim, 49, 2, où la haine contre les idiots se peint avec de grands détails. Les rabbinistes haïssent en aveugles les caraïtes qui s'en tiennent à la loi écrite, et les chasidim, sectaires adonnés à la Kabbale; ils en sont haïs de même. Quant aux Chrétiens, nommés par eux idolâtres, la haine va jusqu'à l'horreur. Le Schouffian Aroiœh défend aux Juifs « tout le vin d'un vase qu'un Akkoun aurait seulement touché d'un de ses doigts (1). »
Les Juifs français parlent de leur patriotisme : nous ne le contestons pas, mais c'est la preuve qu'ils ne sont plus thaïmudistes. Pour les vrais Juifs, la patrie, c'est uniquement la Palestine. Toute autre terre est profane et immonde. « A côté des tombeaux des Juifs morts dans la terre de la captivité, dit le Zohar, Dieu ouvre de longues cavernes à travers lesquelles leurs cadavres roulent comme autant de tonneaux » jusqu'à la Palestine, où ils ressusciteront. Le disciple duThalmud est donc partout sur une terre abhorrée, au milieu d'infidèles qu'il méprise et déteste. Sa seule consolation étant de les exploiter, comment n'en userait-il pas? Il dédaignera l'agriculture et demandera aux spéculations financières un lucre plus facile et plus prompt. « Quiconque place cent florins dans le commerce, aura de la viande et du vin ; mais celui qui les
(1) Le Schoul'fian Aronch, dit VAlmanach Israélite français pour 1859, est le livre thalonudique le plus consulté, parce quMl contient ce qui est le plus usuel.
emploie à l'agriculture n'aura que du sel et des herbes. » Ainsi parle un descendant des patriai-ches. « Écorche un cada^Te sur la place publique , dît iin- autre, et gagne quelque chose; ne dis jamais : je suis grând-prêtre, je suis homme de qualité; cette occupation ne me convient pas. » Comment mieux exprimer l'amour et la rage du pefit gain?
D'après le Commentaire de Raschi , réédité à Prague en 1802 et à Cracovie en 1820, les tombeaux des Araméens ne rendent pas impur, car leLévitique (XXXI, 19) parle de l'impureté contractée par l'attouchement d'un cadavre, tandis que selon le témoignage d'Ézéchîel (interprété par les rabbins) les Juifs seuls sont des ïlommés. Le même rabbin traduit, en modifiant fortement le texte de la Genèse fXXll, 2) : « demeurez ici ; les autres peuples sont des ânes (1). »
Le vice capital du Thalmud, dit Chiarini, de ses commentaires, ainsi que des commentaires rabbiniques de la Bible, est d'avoir pris l'histoire pour la Loi, ou les actions des hommes l)Our la volonté de Dieu. Ainsi, par exemple, la restriction mentale, la fraude, lemeurtre môme dont l'histoire delà Bible ne manque pas d'accuser les ancêtres des Juifs, se trouvent élevés au rang des lois et sont érigés en règle de conduite aussi souvent que ces crimes ont été commis contre des non Juiis.
Des principes thalmudiques résulte la pleine autorisation de l'usure à l'égard des Goïm, des Akkomi. C'est trop peu; le vol lui-même est peimis. La Bible ne dit-elle pas : Non opprimes socium tnvm^ neque rapieè {Lévit., XIX, 18)? Elle dit : sociiim tuum. Un goï n'est piis^^tW/m/.s {Bava-Metzia^lW^I). Enfin le Thalmud défend au^'Jtûfe de tirer ou de délivrer un non Juif de quelque dàrigéi^ g^avë où il' y va de la vie; car délivrer de la mort un akKoùri, c'est augmenter le nombre dos infidèles [Avodà JHàra, "îVi^ i \ SÎ6, 1. SchonFhmi Arouc/i ; Tore Deah^ 38). Quand les Juifs auront en main le pouvoir qu'ils 'avaient autreroîs dans la terre de Palestine, et que le
(t) Il lit : Am peuples, au lieu de im avec.
Messie sera arrivé, ils devront.contraindre tous les non Jui& à
pratiquer du moins les prôcept^es des fjl^ de Npach (Noé) et tuer tous<ieux qui s y refusent (FarfÇAflrza^a, F. iv, 1. 8,10).
La haine du Chrétien, le méprisi ^^ Chrétien, Fart de tromperie Chrétien, l'espoir djB dominer* d'écrasier, d'anéantir le Chrétien, c'est là l'esprit du Th^lfWJd ;. telle est la conclusion qui ressort manifestement d^ textes (prenons avons rapportés et d'une foule d'autres qui les coiifii;i]|ent«
L'esprit du Tbalmud a été longtemps l'esprit de la masse juive, et les actes qu'il provoquait expliquent les violentes réactions des populations chrétiennes ; durant le moyen âge. Est-il éteint ? Nous voudrions le croire. Mais on trouve partout des Juifs parmi les adversaires les plus acharnés du Catholicisme. « Dans les centres scientifiques et littéraires de l'Allemagne, la Synagogue fournit les têtes du parti de l'impiété, » et d'une impiété armée contre l'Église.
On lit dans Y Histoire de Napoléon et de la Grande-Armée^ par M. de Ségur, ces lignes navrantes :
« Les LitJiuaniens, que nous abandonnions après les avoir tant compromis, recueillirent et secoururent quelques-uns dé nos soldats; mais les Juifs que nous avions protégés, repoussèrent les autres. Us firent bien plus ; la vue de tant de douleurs irrita leur cupidité. Toutefois, si leur infâme avarice, spéculant sur nos misères, se fût contentée de vendœau poids de l'or de faibles secours, l'histoire dédaignerait de salir ses pages je ce dét^l dégoûtant; mais qu'ils aient attiré nos malheureux blespés dans leurs demeures pour les dépouiller, et qu'ensuite, à la vue dos Rt,^ses, ils aient précipité par les portes et les fenêtres de leur?, miaisoo^ ces victimes nues et mourantes, que là, ils les aient lai^séf s mourir de faim et de froid, que même ces >(ils barbar^^ se soient fait un mérite aux yeux des Russes de les y toqturer; des crimes si horribles doivent être dénoncés aux siècles présents et à venir (1). »
(î) T. II, liv. XH.
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Enfin, Ton ne peut ignorer la large part prise par l'élément juif aux menées du cosmopolitisme qui, sous le beau prétexte d'unification, menace d'absorber, de gré ou de force, tous les petits États dans trois ou quatre grands empires militaires, démocratiques et despotiques, où la liberté s'effacera devant l'égalité. Sans patrie,ilsfont bon marché du patriotisme ; cela se conçoit, mais leur zèle pour le nivellement universel, prélude du socialisme universel, n'en est pas plus rassurant.
Ils prétendent que ce nivellement sera d'une grande utilité économique. Il pourrait bien en être, à la fin, des grands empires comme des grandes propriétés. La théorie est séduisante; la pratique n'y répond pas. Le nombre écrase l'individu. Et tout ce qui écrase la personnalité déprime l'humanité. Seule, la Religion peut être universelle sans péril, parce qu'elle grandit la personnalité, en donnant à chacun la fonction sublime de travailler personnellement à mériter la béatitude.
Optimicujîisgue pessima corruptio. Vue religion qui, durant de longs siècles, avait conservé au sein de l'humanité la lumière des \ érités primordiales et l'espérance du soleil de justice, a été coiTompue par une race que Dieu avait cessé de bénir, à cause du déicide accompli par ses enfants ; les précautions commandées par la prudence contre la contagion des erreurs et des vices du monde païen ne sont plus qu'insolent orgueil et haine positive du genre humain. Confondus avec ceux dont la Providence les avait autrefois tenus séparés, les enfants d'Abraham ont perdu la loi divine qui était la préparation à l'Évangile, et ils se sont fait une loi de supei*îstition, souverainement insociable, et dès lors souverainement antiéconomique.
Le disciple du Thalmud ne peut pas être un travailleur, un producteur, puisque sa loi le fait spoliateur, métier moins fatigant et plus lucratif. Israël exercera l'usure, Israël se montrera à la tête de toutes les loteries, de toutes les entreprises de jeu, Israël régnera dans toutes les Bourses et leur donnera l'impulsion fatale dont nous sommes les témoins justement
effrayés. Où sont les Jmfs agriculteurs , les Juifs occupés à ces travaux utiles mais de médiocre rapport, qui doivent nécessairement être l'occupation de la majeure partie du genre humain ? S'il en est quelques-uns, ceux-là s'inquiètent peu du Thalmud ; et ils sont d'autant plus modestes dans leurs bénéfices qu'ils sont moins juifs. Exploiter les Goïm, se coaliser dans ce but, et y arriver à force de ruse, d'habileté, d'obstination, voilà très-certainement la tendance générale de la race israélite. Qu'est-ce que cela, sinon l'audacieuse négation de toutes les lois de l'économie sociale ?
•Quelle différence, pour le résultat, entre la spoliation à main armée, et la spoliation savamment, doucereusement, même légalement opérée? Qu'est-ce qu'une loi religieuse qui partage le monde économique en exploiteurs et exploités?
Combien le Thalmud est loin de l'Évangile et même du Pentateuque^ si délicat en matière de justice, si imprégné de fraternité, même à l'égard des étrangers, sauf les cas où le contact de l'étranger présentait un vrai péril et ceux où Dieu faisait de son peuple l'instrument d'un châtiment mérité!- Quelle opposition entre ce code de l'exploitation par la ruse et la vraie Économique, dont le but transcendant est l'augmentation de la charité universelle et la fin prochaine le bienêtre général.
On voit une fois de plus ce que l'économiste, comme le moraliste (si ces deux hommes peuvent ne pas se confondre) , doit penser de cet aphorisme niais qui, depuis le dix-huitième siècle, traîne dans la littérature : « Toutes les religions sont bonnes. » Non ! tel dogme, telle morale. Aucune erreur religieuse qui n'ait pour conséquence un égarement de conduite. L'immoralité de l'homme ne prouve rien contre la religion qu'il professe, quand cet homme agit contrairement à sa croyance ; mais quand la loi est elle-même immorale , quand, pour être honnête, il la faut violer, cette religion n'est pas seulement une opinion erronée; elle est un fléau. Lorsque Ghiarini écrivait, avant de mourir en soignant les cholériques
dans l'hôpital de Varsovie, sa Théorie du Judaïsme, il ne songeait nullement à vexer les Juifs de son temps en mettant au jour les ténébreux enseign^nents du Thalmud; il voulait leur faire comprendre à eux-ooâmes.que leurs erreurs en religion étaient la cause permanente de leur état misérable au milieu des nations chrétiennes, et qoe les richesses amassées selon les prescriptions thalmudiques leur, coûtaient, en définitive, bien cher.
Laisser croire, par un silence trop complaisant, qu'entre les divei*ses dénominations religieuses, il ne se ropcontre que des nuances sans importance, ce ne serait pas seulement trs»hir la vérité, mais trahir la société; ce ne serait pas seulement abandonner la cause de Dieu et du Fils de Dieu fait homme, ce serait abandonner la cause de l'humanité, dont les fausses religions sont, dans toutes les régions, la plaie la plus profonde et la plus cruelle. Si j'ai parlé avec un peu plus d'insistance de la religion thalmudique, c'est parce qu'elle est généralement peu connue.
. J'ignore ce que deviendra la société, mais à coup sûr, si elle persiste, en face des assertions religieuses qui s'excluent réciproquement, à répéter le mot de Pilate : Quid est tentas? et à octroyer à la vérité et aux erreurs le même bienveillant dédain, elle court à une inévitable catastrophe. Puisse-t-elle l'éviter!