‹ Le problème générale de la navigation aérienneChapitre 4 sur 13 · I-— Vol ramé · texte numérisé non relu

I-— Vol ramé

Le vol ramé est le plus fréquent pour les espèces de nos climats : c'est, par exemple, celui du pigeon, qui est môme un rameur excessif.

DESCRtPTlON SOMMAIRE DE l'AILE .

Pour bien comprendre le mécanisme de ce vol, il serait bon d'avoir quelques notions sur l'auatomie de Foiseau, et plus spécialement de son aile. Je me bornerai ici à une description sommaire, et suis obligé de renvoyer pour plus de détails aux travaux de Vicq d'Azyr, Marey, D'^ Légal et Reicbel, D""* Robin et Ghabry, etc.

Il suffit de comparer le squelette de l'oiseau et celui d'un autre vertébré» l'homme par exemple ifig*4)i pour constater entre

eux une frappante analogie. En particulier les pièces osseuses de l'aile sont les mêmes que celles du bras, et le jeu de leurs articulations est identique. Toutefois, tandis que les os des autres espèces sont remplis d'une substance huileuse qui en augmente beaucoup le poids, les os de l*aile sont creux et remplis d'air, grâce à une cavité qui met la tête de l'humérus en communication avec l'appareil respiratoire. Cette importante singularités rapprochée de la température élevée du corps, avait donné à quelques esprits inventifs l'idée étrange de considérer Toiseau

Hg4

Humérœ

Radius

comme une montgolflère animée. Il ne faut y voir qu'un nouvel exemple de la prestigieuse adaptation des organes à leur destination. La nature a voulu faire une aile à la fois forte et légère ; elle a voulu aussi, à mon avis, alléger la partie supérieure du corps afin d'augmenter la stabilité pendant le vol, en mettant le centre de gravité le plus bas possible au-dessous du centre de poussée : cette opinion semble confirmée par ce fait que les os de la tête présentent les mêmes particularités.

Le bras et l'avant- bras sont recouverts de deux membranes qui comblent les angles du coude et de l'épaule, et font de l'aile un véritable voile que tendent des ligaments en forme de bandelettes; au repos, l'effet de ces ligaments est de replier l'aile, qui ne peut rester étendue que par un effort musculaire.

Os et membranes de l'appareil locomoteur sont commandés par des muscles singulièrement développés. Ce n'est pas, comme on le croit d'ordinaire, que ceux-ci aient une qualité exception-

nelle : les physiologistes ont montré qu'à ce point de vue T oiseau esL inférieur à beaucoup de vertébrés. Mais les muscles ont une puissance d'aiitant plus marquée qu'ils contiennent un plus grand nombre de fibres contractiles, et par conséquent qu'ils sont plus lourds : or ceux de Toiseau forment le dixième environ de son poids total. Le grand pectoral, qui produit l'abaissée de raîle,a de beaucoup le développement le plus considérable, ce qui prouve la nécessité d'une abaissée énergique, tout au moins dans certains actes indispensables du vol, l'essor par exemple.

Les plumes complètent > en l'agrandissant, le voile formé par les membranes. Les grandes plumeSj ou rémiges, sont les plus intéressantes. Elles sont commandées par des ligaments élastiques assez complexes, dont noua nous bornerons. à indiquer plus loin les effets. Quant aux rémiges de la queue, elles sont imbriquées et commandées par des ligaments analogues, de façon à s'étaler ou à se fermer comme un éventaiL

Tels sont, rapidement décrits^ les organes essentiels à l'étude du vol. Un examen plus minutieux de ces organes, de leur jeu et de leur influence serait très intéressant, mais sortirait du cadre de cette communication.

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