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LE CRÉDIT KT LA MONNAIE

monnaies. Les avances qu'elle consent sur ces comptes se font principalement sur monnaie hassani en pesetas, livres sterling, marks et francs. Elles ont atteint 2.853 ooo fr. pour tomber à i. 3 15,27/1 francs, de là à 527.122 francs en 1908. En 1909 elles remontent à 911.920 francs, descendent en i9ioà 713.482, remontent en 191 1 à i.474.5i3fr. C'est par les mêmes causes que s'expliquent, en 19 10, la baisse du chiffre des avances sur monnaies et du chiffre des escomptes sur comptes- courants, en 191 1 le progrès de ces deux mêmes postes : les paiements effectués par le gouvernement marocain sur le produit de l'emprunt 1910 avaient diminué, de façon assez sensible, les besoins de monnaie du public.

La Banque, loin d'être restée indifférente au développement du commerce, l'a aidé directement par son crédit. Elle l'a aidé indirectement par le service qu'elle a tenu de la taxe spéciale, et les opérations d'assainissement monétaire.

On se rappelle que les marchandises importées sont soumises à une taxe spéciale de 2 fr. 5o ad valorem dont le produit est affecté exclusivement à l'exécution de travaux publics. Les recettes forment un fonds spécial dont la Banque d'Etat tient la comptabilité.

Le « Comité spécial des travaux publics », qui se compose de trois délégués chérifiens, de cinq délégués du

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Corps diplomatique et d'un délégué du Conseil sanitaire, tint sept séances, du 2/i mai au 17 juin 1909, dans le dessein d'arrêter la nature et l'ordre des travaux que l'on commanderait. Le Sultan fit remanier sur plusieurs points le programme, et le promulgua le 11 octobre 1909. Il comprend la construction de phares, de magasins, de routes, de ponts. C'est le commencement de l'outillage économique du Maroc.

Ce n'était qu'une partie de la tâche du Corps diplomatique. Il lui restait à prendre des garanties certaines en vue d'assurer aux fonds de la caisse spéciale une exacte destination. A cet effet, un nouveau règlement promulgué le i5 avril 19 10 formula les règles les plus strictes d'ordonnancement et de paiement des dépenses affectées sur leur montant. « C'est la première fois que des mesures de ce caractère sont introduites dans l'administration du Makhzen. Elles se généraliseront et s'étendront à toutes ses dépenses le jour ori le Sultan disposera de ressources abondantes susceptibles d'assurer la marche des divers services publics de l'Empire (i). »

Mais un des plus grands bienfaits que le commerce attendait de la Banque était la stabilisation du cours de la monnaie Hassani et la fixation de sa valeur autour du pair.

(i) Jaeger, La Banque d'Etat du MaroCy p. 215.

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