‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 104 sur 259 · Sénèque, id., 108, et Plutarque, 2° Discours, S · texte numérisé non relu

Sénèque, id., 108, et Plutarque, 2° Discours, S

vit à la vie, une sorte de justice plus étendue et de charité universelle. Quant à Sotion, que nous avons nommé, Sotion dont l'ascétisme éloquent fit de Sénèque un ascète pour une année i, il est à la fois des deux écoles. Mais parmi les stoïciens purs, quelques-uns se sont aussi abstenus de la chair des animaux. Il faut citer entre autres le philosophe de toutes les rigidités et de tous les fanatismes, Musonius -. — Mais c'est pour d'autres raisons que les stoïciens prêchent cette abstinence. Pour eux, la justice et la charité envers les animaux seraient une justice et une charité mal placées. Car il n'y a rien de commun entre eux et nous. L'irraisonnable s'oppose au raisonnable % l'animalité à l'humanité. Les stoïciens ne disent pas que l'homme est une personne, et que tout ce qui est chose ne peut avoir de droit ni de recours contre les personnes. Mais cette doctrine est la leur, et seule l'expression en est moderne *. S'ils recommandent la pitié envers les animaux, c'est qu'elle est un apprentissage à la pitié envers les

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