‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 105 sur 259 · Plutarquë, ^' Discours · texte numérisé non relu

Plutarquë, ^' Discours

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hommes *. C'est ainsi pour un intérêt humain qu'ils font grâce aux animaux. S'ils recommandent l'abstinence, c'est qu'elle est l'abstinence, et par elle-même un bien. Mais l'abstinence de parfums et de vin * leur plaît autant que l'abstinence de viande. Plus peut-être S et Plutarque, compatissant pour les bêtes, s'en indigne, voulant que, victimes de nos vices, elles profitent au moins de notre vertu.

Ce cas de conscience que nous venons de voir discuter, est, de nos jours, implicitement et pratiquement résolu. On jeûne cependant aujourd'hui, et plus que jamais on n'a jeûné dans l'antiquité; mais c'est jeûner que de se nourrir de poissons, ce qui prouve que nous sommes plus stoïciens que pythagoriciens, et que dans notre abstinence la mortification est tout, le respect des droits de l'animal rien. Pourtant, si nous ne croyons pas à la métempsycose, nous croyons à l'âme des bêtes, et cette croyance est plus ferme qu'en aucun des siècles qui nous ont précédés. Mais nous croyons plus encore, à mesure que nous l'établissons mieux, à notre royauté sur la nature entière, au point que

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