‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 113 sur 259 · Histoires · texte numérisé non relu

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blesse : « Ne rougis donc pas. C'est un homme que tu pleures ^ » Pline ^ enfin commence ainsi une longue et belle confidence : « Je vois quelle douceur tu as pour tes gens; aussi vaisje te dire naïvement avec quelle indulgence je traite les miens. » Mais comme le reste fait oublier cette précaution oratoire qui nous porterait à penser qu'on avait honte alors d'être bon! Pline a toujours à l'esprit ce mot d'Homère : « Il était pour ses esclaves un père plein de bonté. » Il prend au sérieux le beau titre de paterfamilias. Il s'afflige des maladies et de la mort de ses esclaves, même des plus jeunes, et n'a qu'une consolation, c'est de les affranchir avant le dernier moment. Il lui semble ne pas perdre trop tôt ceux qu'il perd déjà libres. Martial agit de même : « Je n'ai pas voulu qu'il descendît esclave aux sombres bords, et je lui ai fait remise, pendant qu'il était malade, de tous mes droits de maître sur lui ^ » Ne semble-t-il pas qu'il y ait chez Pline et chez Martial autre chose qu'une exquise délicatesse se plaisant à donner à l'esclave mourant une consolation suprême, à savoir un scrupule au sujet

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