Plutarque, Des notions communes..., 11, et Des Contr
tisthène : « Il faut se procurer du bon sens ou bien une corde pour se pendre, » — et il loue cette sentence de Tyrtée : « La vertu ou la mort \ »
De telle sorte que les sages, heureux ou malheureux, et tous ceux qui ne sont pas sages ont un remède commun, les uns à leurs craintes, les autres à leurs souffrances, les autres enfin à leur folie, le suicide.
Aussi le stoïcisme fut-il fécond en suicides, et ses premiers apôtres avaient joint l'exemple au précepte. Zenon, déjà fort âgé, il est vrai, s'étant blessé le pied en tombant, rentre chez lui, et se tue. — Gléanthe, ayant un abcès dans la bouche, ne peut manger pendant deux jours. Il prend goût au jeûne, et se laisse mourir de faim, disant que, la moitié du chemin étant faite vers la mort, il ne voulait pas revenir sur ses pas. On ne saurait traiter la vie avec plus de sans-façon. , Il est cependant un suicide que les stoïciens n'admettent pas, c'est le suicide épicurien, le ^cide inspiré par le découragement et le dé- goût de la vie. Les stoïciens veulent un suicide qui soit une marque de force et non de faiblesse ^
stoïc, 14. CicÉKON, De Fin., III, 18. « E quo apparet, "et sapicntis esse aliquando officium, excedere e vila quiim beatiis sit, et slulti manere in vita, quum sit miser. »