CicÉBON, id., III
de Gicéron. Autrefois le vendeur n'était responsable que des déclarations fausses '. Il le fut dès lors de toute réticence. L'édit n'était relatif à Forigine qu'à la vente des esclaves et à celle des bêtes de somme. Il fut étendu depuis à la vente de tout objet ^ Désormais vendre, sans déclarer leurs défauts, un esclave fugitif ou une maison malsaine, est un délit devant la loi, à plus forte raison une faute devant la conscience. L'acheteur a droit à une diminution de prix ou à la rédhibition du contrat ^ — Le vendeur est d'ailleurs garanti de son côté contre les fraudes d'un acheteur trop habile à déprécier la marchandise qu'il convoite *.
Et ces lois ne restèrent pas longtemps des précautions inutiles. C'est encore Gicéron en effet qui nous apprend qu'un citoyen ayant reçu des augures l'ordre de raser sa maison n'eut rien de plus pressé que de la vendre. Mais le nouveau propriétaire reçoit le même ordre à son tour. Il s'aperçoit qu'il a été joué, réclame et obtient une indemnité ~\ — Évidemment les