‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 15 sur 259 · Sénèque, Lettres · texte numérisé non relu

Sénèque, Lettres

3. Voir Juste Lipse, Manuductio ad stoïcam philosophiam, II, 9, et les citations de Sénèque sur lesquelles s'appuie sa dissertation.

4. Plctarque, Des contr. stoîc, 19. Voir Ravaissos, Essai sur la métaphysique d'Aristote, II, 217.

orgueilleuse et impuissante de supprimer en lui la sensibilité. De même qu'on ne jette point son vin par crainte de s'enivrer , il se garde d'étouffer les passions par crainte des désordres qu'elles font naître \ Il suffît d'user avec elles de tempérament, de les dompter comme on dompte les bœufs et les chevaux ^ Alors elles deviennent les bonnes passions {t\)-yMt>.y.i). Ce n'est plus le plaisir fougueux et désordonné, c'est la joie calme et sereine; ce n'est plus la crainte, c'est la prudence ; ce n'est plus le désir, c'est ,1a volonté soumise à la raison \ Seule des quatre formes de la sensibilité, la tristesse ne se prête pas à cette heureuse transformation. Encore est-il certain traité très modéré sur le deuil que Cicéron appelle un livre d'or, et que Panétius recommandait à ses amis *. — L'honnête Plutarque fait remarquer combien le sens des mots est flexible, et combien il deviendra aisé, pour peu que l'on entre dans la voie des

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