Plutarque, id
3. DiOGÉNE Laëkce, VII, 116. Eivat os xat suTiaÔetaî ça^'c xptXi, /apàv, cùXiêccav, ^oûXr-jJtv. Kai ir^-i [xkv y^açrvi hivnî'X'i ^as'tv slvsti i~r\ rfioTr^, oOffav euXoyov îxxautiv. 'I>oêr|6Y)!7cCj6ai fjikv yào xbv TQ-^ôv o-jôaixiôç, S'jXaêïiôrjffEaOxt ôé. T-^ ô'£7it6-j;j.îa èvavrc'av çastv tVi-x<. Tïiv po'jÂYi(7tv, ry-iazL-i a-jXoyov opcSiv. Cf. CiCÉKON, Tiisc, IV, 6. Plutakque, De l'Amour, 19.
i. Cicéron, Prem. Acad., II, 44.
24 UN PROBLÈME MORAL DANS l' ANTIQUITÉ
atténuations et des euphémismes, d'appeler courage la colère, et précaution la lâcheté \ — Plutarque a raison, mais les stoïciens n'ont pas tort. Il y a une casuistique des sentiments comme des actions, et celle-ci aussi est l'art de respecter les limites, et de maintenir les équilibres : art périlleux sans doute, mais c'est à la réalité qu'il faut s'en prendre si elle est si diverse et si les pentes y sont si glissantes.
Ne méconnaissant plus ses propres émotions, le sage ne méconnaîtra plus celles d'autrui, et c'est une des raisons qui doivent faire rendre au sage la sensibilité ^ Plus homme que celui dont nous faisions ailleurs le portrait, il sera plus humain. Il sera clément, se rappelant ses propres égarements ^ Il sera secourable et il consolera ceux qui pleurent, il est vrai que Sénèque ajoute : « sans pleurer avec eux * ». Cela eût été trop d'honneur pour les stoïciens s'ils avaient appris à pleurer pour compatir ^
1. Plutarque, De la vertu morale, 9, 12. Si les maux de Vàme sont pires que ceux du corps, 3 .