‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 151 sur 259 · Aulu-Gelle, II · texte numérisé non relu

Aulu-Gelle, II

devant un auditoire frémissant que certains cas de conscience sont discutés par de brillants et élégants orateurs, grands personnages d'alors, et que nous connaissons sous le nom de sophistes. Maxime de Tyr est l'un d'eux. Quelles oiseuses et fatigantes déclamations que la plupart de ses discours! Mais quelques-uns trahissent certaines préoccupations morales auxquelles ils doivent le peu d'intérêt qui leur reste. Le conflit éternel de la vie active et de la vie contemplative trouve son expression dans deux discours, où, suivant la méthode de Carnéade, l'une est tour à tour préférée à l'autre K Ailleurs le sophiste discute si Platon a bien fait d'exclure les poètes de la république ^ Ailleurs la question de l'origine du mal est posée avec audace '\ Mais voici ce que nous avons appelé des cas de conscience : Doit-on rendre une injure reçue *?Non, répond Maxime de Tyr, car on irait ainsi de représailles en représailles, et la discorde, une fois allumée, ne pourrait s'éteindre. Socrate donne un meilleur exemple en essuyant sans sourciller toutes les injures que lui jetaient à la face les Anytus et les Mélitus. Sa réserve

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