Maxime de Tyr, id., XVIII
cependant ne fut-elle pas excessive, et Maxime de Tyr se pose ce cas de conscience rétrospectif: Socrate eùt-il dû répondre à ses accusateurs i? Non, dit-il encore, et il se rit d'un philosophe marchandant sa vie, discutant avec des juges qui ne le valent pas, et s'efforçant de les émouvoir par les pleurs de sa femme et de ses enfants. — Il serait sacrilège de manquer de respect à la mémoire de Socrate. Ne peut-on pas dire pourtant que, sans s'abaisser à de pareils moyens de défense, il eût pu ne pas braver la mort comme il Ta fait ^ et respecter les lois de son pays avant comme après sa condamnation? Mais le plus remarquable des discours de Maxime de Tyr nous paraît être le discours sur la prière ^ Maxime est vraiment stoïcien dans ses invectives contre ces dévots dont les offrandes sont un placement et qui se prennent pour les créanciers des Dieux. Mais il ne semble même pas permettre une demande humble et soumise. Nous ne savons pas en effet ce qui