‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 156 sur 259 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

Le stoïcisme s'est longuement démontré à lui-même, par tout ce qui précède, que l'instinct ne suffit pas à la vertu, qu'il y faut en outre ce que Bossuet appelle les réflexions. Suivant les expressions du même Bossuet, il ne faut pas se quitter soi-même, mais se reprendre ^ imperfection de notre nature et de notre

1. Nous avons repensé par nous-même et mûri par une lecture répétée des auteurs toutes les idées de ce chapitre. Nous voudrions qu'elles fussent tout à fait nôtres. Nous devons avouer qu'il n'en est rien, et que deux maîtres, MM. Havet et Martha, ont déjà fait par parties et en plusieurs endroits de leurs ouvrages la démonstration et la description que nous entreprenons de faire. Mais peut-être n'est-il pas inutile de grouper les éléments de ce véritable tout que nous appelons la religion stoïcienne, — et aussi de montrer le lieu qui l'unit à la conception morale d'où la casuistique est née.

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