‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 169 sur 259 · Sénèque, De la Colère, I, 1 ; II · texte numérisé non relu

Sénèque, De la Colère, I, 1 ; II

4. Plutakque, Symposiaques, VII, 4. Cf. Du Démon de Socrate, 13.

que de conformes à la raison ^ » Et ce ne sont pas là des conseils en Tair ou des hyperboles de style. L'abstinence fut, comme l'examen, une pratique qui de pythagoricienne devint stoïcienne. Sotion l'avait enseignée à Sénèque jeune encore, et avait trouvé en lui, nous le savons, un disciple momentanément fervent ^ Et Sénèque à son tour imposée son pénitent, Lucilius, de coucher sur un grabat, et de se nourrir d'un pain grossier ^ 11 y a quelque âpre volupté dans ces privations que l'on s'impose. Je ne parle pas de cette volupté delà souffrance, raffinement d'une sensibilité maladive ignoré des âmes saines et fortes du stoïcisme. Mais il y a celle de se sentir maître de sa machine. 11 y a celle aussi de s'être mis par ces privations volontaires en état de ne plus craindre les autres *. Et voilà pourquoi Epicure, le grand maître en volupté, nous dit Sénèque % avait ses jours de jeûne, et écrivait fièrement à Polyasnos : « Moins d'un as me suffit pour me nourrir; Métrodore n'est pas aussi avancé : il lui faut l'as entier. » Pour revenir aux stoïciens, il semble qu'une

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