Discours
3. Il se dit en effet « upoçT^Tviv xîjç àôavaToy <p\3<jewç à\rfiéa' Ta-ov ». Discours, 12.
4. Il appelle ses sermons : « TipôppriUiv Upâv ». Discours, 17. 3. Discoun, 32.
elles son action et sa parole. La vertu pour soi seul lui semble une demi-vertu. Mais ce n'est pas assez de convertir les hommes en détail. Il brave la turbulence des foules, les caressant et les brutalisant tour à tour, mêlant à la douceur insinuante de son éloquence les invectives et la colère *. Cette propagande de vertu est pour lui un apostolat, et il la pousserait jusqu'au martyre. Aux injures, aux railleries il répondra par une mansuétude paternelle et fraternelle -, résolu à forcer l'attention et la sympathie par la patience. A la même époque Epictète disait : « Il faut que, battu, le philosophe aime ceux qui le battent, parce qu'il est le père et le frère de tous les hommes ^ » Et cette résignation n'exclut ni la fermeté ni la hauteur. « Ecoutez-moi, s'écrie encore Dion; vous ne trouverez pas tous les jours un homme qui vous apporte librement la vérité, loyalement, sincèrement, sans arrière-pensée, sans ambition, sans cupidité, avec le seul désir de vous faire du bien, mais avec la ferme intention de vaincre en les supportant le tapage et les moqueries du peuple *. »