‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 185 sur 259 · CicÉROx, Ad diversos, XVI, 21 ; XII · texte numérisé non relu

CicÉROx, Ad diversos, XVI, 21 ; XII

C'était un sacrement à recevoir. S'ils allaient à Athènes, ils visitaient avec piété l'Académie, le Lycée et toute école où avait enseigné quelque célébrité *. — Les stoïciens héritèrent de cette fonction d'éducateurs , comme des autres, et ils semblent y avoir excellé. Ce qui du moins est le commencement du succès, ils comprennent la difficulté de la tâche et s'en préoccupent. L'éducation, pour Sénèque, n'est pas l'affaire d'un jour ni d'un effort. Elle résulte du contact de deux bonnes volontés, celle du maître, et celle de l'élève ^; et lui-même nous raconte qu'il s'attachait aux pas d'Attale ^ A cette bonne volonté ajoutez de la part du maître l'art le plus consommé, l'art des nuances, des sévérités bienveillantes et de la louange sans flatterie, ajoutez l'exemple de la vertu personnelle toujours apporté à l'appui du précepte, afin que tous les enfants ressemblent à cet élèA^e de Platon, qui, ramené chez ses parents, et témoin d'une colère de son père, s'écriait avec étonnement : « Jamais je n'ai vu cela chez Platon *. » Aux maîtres des riches et des nobles

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