‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 187 sur 259 · Epictète, I)iss., III · texte numérisé non relu

Epictète, I)iss., III

i. .Makc-Auréle. I, 7.

afin de tirer du plus profond de mon âme des accents capables de te convaincre que tu l'occupes tout entière, ce serait pour te révéler ce sentiment qui se cache dans les fibres les plus secrètes, et que la parole humaine ne saurait

exprimer Grâce à toi, la philosophie,

cette fille de Socrate, ouvrit ses bras à ma jeunesse; alors, sans se faire sentir, la règle vint redresser mes mœurs déjà faussées. La raison s'empara de mon cœur qui travaillait à être vaincu par elle; ton art façonna mon àine, ton pouce lui donna sa forme. Avec toi, il m'en souvient, je passais mes journées entières ; avec toi, je prenais mes repas à la tombée de la nuit. Le travail, le repos, tout nous était commun : un souper modeste nous délassait

des pensés sérieuses \ » Et, quittant ces

détails qui sont le charme intime de tout souvenir, Perse conclut poétiquement que l'influence magique d'une constellation peut seule avoir uni à ce point son âme à celle de son maître.

L'éducation ainsi pratiquée nous achemine vers la direction, et c'est d'elle que nous voulons parler maintenant. C'est en effet la garan-

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