‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 188 sur 259 · Perse, V (Iraduclion de M. Despois · texte numérisé non relu

Perse, V (Iraduclion de M. Despois

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tie suprême opposée par la morale aux dangereuses incertitudes des consciences. Le service qu'elle rend est double. Tenant les esprits en haleine, les préservant de tout égarement durable, les forçant à s'étudier et à s'interroger, elle est pour eux la meilleure des disciplines, et les rend plus capables de sortir avec leurs propres forces des difficultés où ils se trouvent engagés. Mais si ces difficultés sont vraiment insurmontables à notre faiblesse, et si fambiguïté des cas rend la tentative trop subtile, le directeur, confident de nos hésitations, instruit notre procès et le juge avec moins de chances d'erreur qu'une conscience tourmentée et inexpérimentée. On croit généralement que la casuistique est née de la confession; dans l'antiquité du moins nous voyons donc la direction naître de la casuistique. Car les stoïciens eurent des directeurs et en furent. « Choisissez un ami sincère, avait dit Diogène \ qui vous éclaire sur vos défauts, si vous voulez devenir et rester un honnête homme. » Panétius fut cet ami sincère pour l'Africain ^ Diodote le stoïqile vécut et mourut dans la maison de son ancien élève, qui avait voulu continuer de l'être, Ci-

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