‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 190 sur 259 · Voir CicÉKON, Ad diverses, IX · texte numérisé non relu

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242 UN PROBLÊME MORAL DANS l'aNTIQUITÉ

les intransigeants répondront que ce sont là sacrifices qui coulent trop peu à ceux qui les font. — Quoi qu'il en soit, nous savons peu de choses sur cette vie de philosophe « domestique » , et il n'en est qu'un dont l'attitude, à notre connaissance, ait été peu philosophique, et c'est le philosophe épicurien de l'épicurien Pison, Philodème.

Nous savons en revanche que leur ministère s'exerçait près des agonisants, et que mourir sans leur secours ressemblait à une impénitence finale *, Ils assistaient les condamnés, comme en témoigne la phrase célèbre de Sénèque, racontant la mort stoïque de Canus : prosequebatur eum philosophus suiis *. Nous voyons de même Démétrius assister Thraséas. Et dans ces entretiens suprêmes, imités de celui de Socrate et de ses disciples, imitation inconsciente peut-être, car les mêmes circonstances amènent fatalement les mêmes pensées, l'immortalité de l'àme, par une contradiction flagrante avec leur théorie de l'anéantissement universel, était la consolation offerte par les stoïciens à ceux qui s'en allaient comme à ceux

1. Tacite, Annales, XVI, 19. En parlant de Pétrone : « Nihil de immortalitate animse et sapientium placitis. •

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