Voir Marc-Aurèle, IX
260 UN PROBLÈME MORAL DANS l'ANTIQLITÉ
les consciences honnêtes, pour exciter et entretenir leurs résolutions. C'est elle qui nous rend plus légère notre vertu, lui communiquant je ne sais quelle aisance et quelle grâce. Aussi devons-nous rapporter à Dieu ces efforts qu'il nous aide à supporter \ Sa présence dans nos âmes est comme un secours surnaturel sans lequel notre ambition ne serait que présomption et témérité. Epictète, précurseur méconnu de Jansénius, va jusqu'à affirmer qu'on ne peut être vertueux sans l'assistance divine ". Mais si la grâce a ses privilégiés, tous du moins trouvent en Dieu un allié contre eux-mêmes; car il est le témoin qu'on ne peut tromper et qu'on ne peut fuir. La mort, les absences, les maladies ont écarté de nous toute surveillance gênante; mais « notre conscience, fermée aux hommes, reste ouverte à Dieu ^ ». Le respect de Dieu, voilà donc le commencement de la sagesse. L'imiter est ensuite la meilleure façon de lui plaire *. Il ne veut d'ailleurs d'autre