Chrysippe, ap. Plutarque, Des contr. stoïc
'i, Alex. Aphkod., De an., 156, b. La vertu est èxAoyri twv
30 UN PROBLÈME MORAL DANS l'ANTIQUITÉ
la vertu un objet propre peut se borner et s'enfermer en elle-même. Elle a dit son dernier mot quand cet objet propre est défini et son incomparable valeur démontrée. Mais par cela même que la sagesse stoïcienne n'a point de domaine à elle, son domaine s'étend à tout, et l'investigation morale avec lui. Tout peut en effet être objet de vertu pour le stoïcien. Le sage se sert de tout. Phidias faisait des statues de bronze aussi bien que d'ivoire. De même le sage est sage, riche ou pauvre, dans sa patrie comme sur la terre d'exil, dans la santé comme dans la maladie K Nous sommes des acteurs au dire d'Épictète ^ Le rôle que nous jouons importe peu. Le tout est de le bien jouer; et le véritable artiste excelle à représenter Œdipe à Golone comme CEdipe roi. Je comparerais volontiers le sage stoïcien à la Providence qui tire parti même du mal, et le force à concourir à ses des-
•xaxà ç'jffiv. Cf. DiOGÈNE Laëkce, MI, 89. Diogèxe Laërce, VII, 128. 'O (ilvrot Ilavaûtoç xai Iloffst&wvtoç oùx ajTapxï) Xéyoyst TYjv ap£Tr,v, cùloL Xpst'av etvat <fxai xa't •jyt£''aç xa\ yopriylxz xai la/;joç.
1. Sénèqle, Lettres, 83. Cf. 66. « Virtutem materia non mutât. » Cf. De la vie heureuse, 4. Le seul bien est la vertu : « cetera vilis turba rerum nec detrahens quicquam beatae vitae, nec adjiciens. » Chrysippe, ap. Plut., Des notions communes..., O. 'Ev TW -/.a-ï'àp£XY-,V [iitoOv [JLÔvOV ItTI TÔ E'JOZ'.fJLÔvWÇ.
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