‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 22 sur 259 · Épictète, Manuel, 17. Frarjments · texte numérisé non relu

Épictète, Manuel, 17. Frarjments

seins ^ Aux vicieux au contraire rien n'est , utile. Ils corrompent tout ce qu'ils touchent ^ — Et jusqu'ici les stoïciens n'avancent rien que presque tous les moralistes ne soient disposés à leur accorder. « Entre le ministre qui gouverne l'État, et l'artisan qui contribue à sa prospérité par le travail de ses mains, il n'y a qu''une différence, c'est que la fonction de l'un est plus importante que celle de l'autre ; mais à les bien remplir le mérite moral est le mème^ » Ainsi s'exprimait Jouffroy dans un discours célèbre. Le stoïcisme pourrait revendiquer ces paroles, et d'autre part il n'est point de doctrine morale vraiment digne de ce nom qui ne puisse les accepter.

Mais Jouffroy ne parle que de circonstances indépendantes de la volonté de l'agent. De celleslà la morale n'a pas à se préoccuper; elles sont vraiment indifférentes , pour elle du moins. Mais il en est d'autres qui, quoique extérieures à la volonté, lui tiennent de plus près; qui ne sont pas seulement le milieu où elle s'exerce, mais son choix et son œuvre. De celles-là aussi peut-on dire qu'elles sont indifférentes? En

1. Marc-Aubèle, IV, 1. Plutarque, Des contr. stoïc, 32; Des notions communes..., 13.

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