‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 211 sur 259 · Epictète, id., III, 11. Cf. I · texte numérisé non relu

Epictète, id., III, 11. Cf. I

264 UN PROBLÈME MORAL DANS l'aNTIQUITÉ

Dieu serait pour Marc-Aurèle inhabitable et vide *.

Quel est donc ce dieu auquel un tel culte a été rendu et par de tels hommes? — Les réponses à cette question sont clairsemées dans les œuvres des derniers stoïciens. Par ci, par là, une ébauche de démonstration et d'analyse % et quelque défi lancé à l'impiété épicurienne. Sénèque discute encore % Epictète et Marc-Aurèle de moins en moins. Ils traiteraient volontiers d'indiscrets et d'inconvenants les scrupules de la logique, et se soucient peu d'embarrasser par leurs formules incomplètes ou contradictoires * les commentateurs de l'avenir. Sénèque avait déjà mis les stoïciens en défiance contre l'abus de la théorie. Et Marc-Aurèle leur dira de laisser là les livres et de croire ^ Cette foi est donc plus pratique qu'intellectuelle. Le dieu stoïcien est né de la morale stoïcienne, ou, du moins, a été transformé par elle. Cette morale, malgré son ambitieuse indépendance, finit par éprouver le besoin d'un idéal réel et

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