‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 23 sur 259 · Plutarque, Des contr. stoïc · texte numérisé non relu

Plutarque, Des contr. stoïc

3. Discours prononcé à la distribution des prix du collège Charlemagne.

32 UN PROBLÈME MORAL DANS l'ANTIQUITÉ

d'autres termes, la pureté abstraite de l'intention suffit-elle à excuser, à légitimer nos actions, quelles qu'elles soient? Une secte stoïcienne, dont nous discuterons plus tard l'opinion, et que les plus illustres stoïciens eux-mêmes nous aideront à combattre, a osé le prétendre. Mais cette secte est une hérésie dans le stoïcisme , et le gros de l'école n'est point tombé dans cet excès de formalisme , comprenant que si la moralité est dans la poursuite et non dans le but, la poursuite elle-même a dans le but sa raison d'être. « Comment! dit Plutarque, un archer ne déploierait pas sa force et son adresse pour atteindre l'objet qu'il vise, mais seulement pour déployer sa force et son adresse. Ceci est une énigme ou un radotage*. » Et Plutarque n'est en désaccord, cette fois comme souvent, qu'avec l'extrême gauche stoïcienne.

Sans doute, à l'action véritablement bonne (xa-:6p(lto[j.a, recta actio, recte factum ^) il faut cet achèvement dont la sagesse seule est capable =>. Seule, en se reposant sur elle, l'intention

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