‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 221 sur 259 · Initiales de Aûaiov (juste) et de "Aoiy-ov (injuste · texte numérisé non relu

Initiales de Aûaiov (juste) et de "Aoiy-ov (injuste

276 UiN PROBLÈME iMORAL DANS l'ANTIQUITÉ

homme élu, un général asservit une cité Injuste et ennemie, dirons-nous qu'il est injuste? — Non certes. — Nous dirons donc qu'il agit justement? — Sans doute. — Et s'il trompe ses ennemis à la guerre? — C'est justice. — S'il ravage, s'il pille les biens des ennemis , est-ce encore justice? — D'accord; mais je croyais en commençant que tes questions ne se rapportaient qu'à nos amis. — Alors il faut maintenant mettre du côté du juste tout ce que nous avions mis de l'autre côté? — Gela se pourrait bien. — Veux-tu donc, conclut Socrate, que, faisant comme tu dis, nous posions pour principe que ces actions sont justes contre des ennemis, et injustes contre des amis?* » Et Euthydème, déconcerté, convient de ce principe étrange. Socrate cependant n'est pas au bout de ses tours; acculant son adversaire, il le force bientôt à abandonner ce principe qu'il aurait mieux fait de ne pas accorder, et le convainc en définitive de son ignorante fatuité. — Mais d'autres que le présomptueux Euthydème se fussent-ils mieux tirés d'affaire, à moins de répondre à Socrate que ses questions ne comportent pas de réponse, et que les classifications

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