‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 225 sur 259 · Aristote, id., I · texte numérisé non relu

Aristote, id., I

tueuxsera le plus habile en vertu. C'est la thèse socratique renversée, car ce n'est plus la science qui donne la vertu, mais la vertu qui donne la science. On peut d'ailleurs demander le secours des conseils d'autrui , de la science acquise, de l'expérience passée *. Quant à celui qui dans tous les cas saurait par lui-même se décider comme il convient, ce serait la loi faite homme, c'est l'idéal humain ^

Dans ces lignes, où nous ne faisons qu'interpréter quelques textes d'Aristote, n'y a-t-il pas à la fois la préface et la conclusion d'un traité de casuistique? — N'est-ce pas de la casuistique encore que cette théorie de la justice distributive, d'après laquelle il faut proportionner la rétribution au mérite de chacun, théorie qui complique par conséquent la justice, et y introduit un élément nouveau et indéterminé, l'appréciation à faire des mérites? Casuistique encore que la théorie de l'amitié. Car, bien qu'Aristote y légifère trop à notre gré ^ la vérité le force à faire la part de la liberté dans la réciprocité des sentiments et des services. Casuistique que la théorie qui fait de la vertu un juste milieu.

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