‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 227 sur 259 · Aristote, Eth. Nie, IV, 2. Cf. II · texte numérisé non relu

Aristote, Eth. Nie, IV, 2. Cf. II

2. Voir Aristote, id., V, 10. Voir aussi Ollé-Laprune, Essai sur la moj'ale d' Aristote, pages 33, 33, 88. C'est la lecture de ces pages qui nous a inspiré tout ce développement sur la casuistique d'Aristote.

3. Aristote, Politique, III, 11. 'O [xçv ouv tov vôi^ov xeIe'jwv a.pyti'j TOV ftîbv xai tov voOv ij.ôvo'j;, o o'avOpwnov xîXîÛwv Ttpos- Ti'ÔïiJi xai Ôripîov f. Te yàp £7ti9'j|i{a toioOtov, xa\ o 6u;j.b; ap/ov- Ta; StaŒTps'fEi xai tou; apÎTTO'j; avopa;. AtÔTcep avey opéletoç voOî à vôjxo; ÈsTiv.

4. Aristote, Rhétorique, I, 13. Ka\ tô ij.yi irpb; tov vôijlov

282 UN PROBLÈME MORAL DANS l'aNTIQUITÉ

même un conseil dont il faut user avec prudence, qui est de désobéir à la loi écrite, pour obéir à la loi idéale \ Il existe en Egypte une vieille législation ^ qui défend au médecin de purger un malade avant le quatrième jour de sa maladie, et qui l'oblige à suivre tout un formulaire de remèdes. Evidemment le devoir du médecin est de secouer de pareils devoirs. L'équité est au-dessus des lois qui lui empruntent leur autorité; et parfois même elle substitue à une loi surannée une loi nouvelle ^. — Il se peut aussi qu'il n'y ait rien à corriger ni à réformer. Mais les lois sont générales *, elles ne pénètrent pas dans le détail. L'équité plus subtile y pénétrera; elle sera la règle de ce qui n'a pas de règle , règle libre de ces formules qui sont des chaînes , règle vivante, partout présente, immuable et flexible tout à la fois, « règle indéterminée des choses indéterminées ^ ». — Et elle juge comme elle commande, avec l'esprit.

à).Aà Ttob; TCiv vouo'iÉTr// ïy.07:cîv, y.a\ jitj Tipbç tov ).6yov à)./.à Ttpbç ir,'i O'.âvo'.av toO voiaoBÉtou sxoîîôîv.

1. Abistote, Rhétorique, I, 13. "Ejti 5à ETïtsixè; xo Ttapà tov Y£Ypa(A[Xïvov vôijLOv oixa'.ov.

2. Aristote, Politique, III, 10. Cf. Diodore de Sicile, Hist., T, 82.

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