Aristote, id., V, 10, déjà cité
C'est encore un casuiste que Télève d'Aristote, Théophraste. Nous ne voulons pas parler de son livre des, Caractères, livre stoïcien avant le stoïcisme et qui répond à l'avance à ce que demandera Posidonius ^ Mais n'est-ce pas de la casuistique que cette comparaison des fautes de la colère et de la concupiscence, comparaison que cite et approuve Marc-Aurèle , bien éloigné par conséquent d'admettre avec les premiers stoïciens l'égalité de toutes les fautes? Le crime est plus grand à pécher avec plaisir qu'avec douleur. Or ce second cas est celui de la colère. Il semble que nous soyons précipités dans la faute, bien loin de nous y complaire, et que nous soyons les objets de la violence avant d'en être, par une sorte de contre-coup, les auteurs ^.
Théophraste était plus nettement casuiste encore dans le premier livre de son traité sur l'amitié,, traité dont Cicéron s'est probablement inspiré, et qu'il n'a pas surpassé, suivant Aulu- Gelle. Sans doute aucun cas particulier, aucun exemple précis n'est cité par Théophraste, et Aulu-Gelle semble le regretter. Mais ses principes sont bien ceux d'un casuiste. Nous pou-