‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 228 sur 259 · Aristote, id., V, 10, déjà cité · texte numérisé non relu

Aristote, id., V, 10, déjà cité

C'est encore un casuiste que Télève d'Aristote, Théophraste. Nous ne voulons pas parler de son livre des, Caractères, livre stoïcien avant le stoïcisme et qui répond à l'avance à ce que demandera Posidonius ^ Mais n'est-ce pas de la casuistique que cette comparaison des fautes de la colère et de la concupiscence, comparaison que cite et approuve Marc-Aurèle , bien éloigné par conséquent d'admettre avec les premiers stoïciens l'égalité de toutes les fautes? Le crime est plus grand à pécher avec plaisir qu'avec douleur. Or ce second cas est celui de la colère. Il semble que nous soyons précipités dans la faute, bien loin de nous y complaire, et que nous soyons les objets de la violence avant d'en être, par une sorte de contre-coup, les auteurs ^.

Théophraste était plus nettement casuiste encore dans le premier livre de son traité sur l'amitié,, traité dont Cicéron s'est probablement inspiré, et qu'il n'a pas surpassé, suivant Aulu- Gelle. Sans doute aucun cas particulier, aucun exemple précis n'est cité par Théophraste, et Aulu-Gelle semble le regretter. Mais ses principes sont bien ceux d'un casuiste. Nous pou-

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