‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 231 sur 259 · Sénèque, id., o · texte numérisé non relu

Sénèque, id., o

est salutis notitia peccati \ — Sénèque dit quelque part ^ qu'on rencontrerait sans doute des pensées analogues parmi ses maîtres à lui, c'est-à-dire parmi les stoïciens ; mais il trouve plus piquant de les emprunter à Epicure, et nous sommes de son avis.

Après le stoïcisme et l'épicurisme , si Ton excepte la renaissance philosophique d'Alexandrie, qui fournirait peu de chose à notre étude, la morale fut presque exclusivement la morale religieuse, et la casuistique sembla faire partie de la théologie ^ Suivant que les premiers pères de l'église font ou non table rase du passé, ils citent ou ne citent pas les moralistes antiques. On sait qu'avec le temps, et quand philosophes et théologiens eurent également mis bas les armes, ceux-ci ne se firent pas faute de profiter des travaux de ceux-là. On remplaça une condamnation sommaire par l'étude des textes, et il arriva que de plus en plus on se trouva d'accord. Le christianisme mit ainsi sa force à n'être plus exclusif. Dans la préface de son recueil célèbre de cas de conscience, Pontas

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