‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 237 sur 259 · Saint Ambroise, id · texte numérisé non relu

Saint Ambroise, id

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rentrer dans les cadres de Cicéron des devoirs inconnus de lui, qui tiennent sans doute aux besoins particuliers de l'époque, mais aussi à une vertu plus inventive et plus exigeante : racheter les prisonniers, soutenir les débiteurs, protéger les orphelins ', aimer ceux qui vous veulent ou vous font du mal, et prier pour eux *. C'est qu'un esprit nouveau, l'esprit de charité, dicte à saint Ambroise ces obligations plus délicates, en même temps que le sacrifice constant de l'intérêt personnel dans tous les conflits où il est enffasré. Cicéron, on s'en souvient, s'était ingénié à réconcilier l'utile et l'honnête ; et saint Ambroise, ajoutant, comme Lactance, aux arguments terrestres celui que lui procure la certitude d'une autre vie, vient facilement à bout de la même tâche ^ Mais sa pensée ardente est gênée dans toute cette discussion, et cette considération de l'intérêt personnel lui pèse. Sa vraie doctrine, on le sent, n'est pas le respect réciproque des droits, mais l'oubli et le don de ses droits et de soi-même. « Que nul ne recherche ce qui est à lui, mais ce qui est aux autres *. » Les stoïciens avaient pressenti ce

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