‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 253 sur 259 · Epictète, Diss, II · texte numérisé non relu

Epictète, Diss, II

320 UN PROBLÈME MORAL DANS l'ANTIQUITÉ

homme la vérité, et tu verras qu'il la suivra; mais tant que tu ne la lui auras pas démontrée, ne te moque pas de lui, mais plutôt reconnais ton insuffisance. » Il faut donc désapprendre de mépriser. On craint peut-être d'affaiblir les énergies morales, en leur ôtant le secours de

ces haines vigoureuses Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.

Mais saint Augustin nous enseigne Fart de concilier la charité et la sainte horreur du mal : Diligite hommes et interficîte errores '.

Ces quelques observations expliquent la naissance de conflits que la vaillance morale suffirait à trancher, mais une vaillance telle que beaucoup ne l'auraient pas s'ils ne trouvaient à s'appuyer sur l'autorité de la règle et de l'exemple. De là cette casuistique inférieure, qui serait inutile là où il n'y aurait que des vaillants et des saints, mais qui sera nécessaire partout oii il y aura des hommes. M. Janet, réduisant la casuistique à l'étude des conflits de devoirs % se semble pas vouloir entendre parler des conflits de l'intérêt et du devoir. Gicéron leur a

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