Sé.néque, id
lui firent serrer de plus près la réalité ' ; et Posidonius ^ imagina des branches nouvelles de recherches psychologiques : l'aetiologie % ou Têtu de des causes, l'éthologie ou description des vertus et des vices. Dès la quatrième ou cinquième génération de stoïciens, probablement sous rinfluence du même Posidonius et de son maître Panétius, nous assistons à une véritable éclosion de consolations, d'exhortations et de traités divers *. Ce fut la floraison littéraire du stoïcisme. On en vint même à se perdre dans le détail, et à sacrifier aux branches le tronc commun, la morale théorique, la dogmatique °. C'était l'inévitable réaction, et l'excès contraire à celui d'Ariston.
Sénèque qui juge la querelle de loin se tient à égale distance des deux partis extrêmes , et combat l'un après avoir combattu
1. « Sextus speaks of two tôitot — a TiapatvsTixô; and ayitoOe- Ti*ôî '. Both terms, however, appear to dénote the sanie thing; for ùtioÔctixô; is defined by Miison. in Stob. Floril., 117, 8, as TtapatvjT'.xdç. » Zeller, Stoïciens, Epicuriens et Sceptiques (traduction anglaise), p. 297, note 1. Voir aussi les divisions proposées par Diogène Laëhce, VII, 84. Voir Sénèque, Lettres, 89, et Epictéte, Diss., III, 2.