DiOGÈisE Laërce, VI, lOS
5. Il faudrait ajouter à la liste de ces aberrations du stoïcisme l'apologie de fautes difficiles à nommer en français, de l'amour pour les jeunes garçons (Dioc.ène Laïîrce, VU, 129. Stobée, Ed., II, 118, 238), de la prostitution (Sex- Tus Empiricus, Pyrrh., III, 201), de l'inceste (Diogène Laërce, VII, 188). Ne s'est-il pas trouvé des stoïciens pour déclarer « indifférentes » des unions comme celle d'OEdipe et de Jocaste"? (Plutarqi'e, Des contr. stoïc, 22).
rite inoffensive. Elle pénétra dans les mœurs, faisant perdre au vice la conscience de lui-même, et, avec la conscience, la honte, son dernier frein. On eut chez soi le buste de Ghrysippe, de Gléanthe ou d'Aristote; on déclama contre son siècle, et par cet étalage stoïque on se crut quitte envers la vertu et libre d'agir pour le reste à sa fantaisie. A l'entendre, vous prendriez celui-ci pour un Caton. Sentez sa barbe. — Vous admirez la sévérité indignée avec laquelle celuilà, un magistrat, juge et condamne les femmes adultères. Regardez-le : sa toge est transparente. Mais il a réponse à tout : « il fait si chaud en juillet; j'étouffe. » Siège donc tout nu, s'écrie Ju vénal, il y aurait moins d'infamie ^ Tacite, comme Juvénal, met ses contemporains en ucirde contre ce vice nouveau, l'hypocrisie ^ Un striïcien, dont l'air et le maintien respiraient riionnêteté, s'était fait le délateur de son patron, de son ami, et l'odieux de cette dépositiiin avait étonné les Romains d'alors, qui ne devaient pas s'étonner facilement. Cependant ce philosophe trouva quelqu'un pour l'excuser