DE L HONNÊTE ET DE L UTILE
Le philosophe Panétius avait annoncé trois parties à son traité des devoirs \. Dans la première il devait traiter de l'honnête, dans la seconde de l'utile, dans la troisième des conflits de l'honnête et de l'utile. Cette troisième partie ne fut pas faite, et, de peur de gâter l'œuvre du maître, aucun de ses disciples n'osa Tachever ^ Cicéron eut plus d'audace. Mais s'il cesse de traduire Panétius , il ne cesse pas de s'en inspirer, et c'est toujours la pensée stoïcienne qui anime ses discussions morales ^ D'ailleurs ce sont des stoïciens qu'il cite, et nous trouvons dans Sénèque et Plu-
1. Cicéron, De Off., I, 3; UI, 2, 7. Lettres à Atticiis, XVI, 2.