Voir Cicéron, De Off., III, 4 et
tarque des problèmes analogues, et le même esprit pour les résoudre. Hàtons-nous de le dire, cet esprit est également éloigné des deux excès que signalent les casuistes modernes. Ni Cicéron, ni la majorité stoïcienne ne nous semble avoir penché vers le tutiorisme ou le laxisme ; et s'il n'était téméraire de porter dans l'étude de l'antiquité des dénominations et des divisions modernes, nous dirions qu'il nous semble plutôt probabilioriste \ Mais l'examen de ses décisions vaudra mieux que tous les mots techniques et qu'un jugement général. Il sera d'ailleurs la confirmation de ce jugement. On se souvient comment les stoïciens en sont venus à faire entrer l'utile en ligne de compte dans les délibérations morales. Un philosophe, nommé Galliphon, plaça le souverain bien dans la conciliation de l'intérêt et du devoir ^ Mais cette conciliation ne paraît pas toujours possible. Une école proposa certains cas où, la tentation étant grande, le devoir légèrement obscur, elle conseillait de céder. Une autre école combattit ce relâchement, et Cicéron
1. « Le probabiliorisme d'après lequel on doit suivre l'opinion favorisant la loi, à moins que l'opinion contraire ne soit plus probable. » Gury, Théologie morale : Traité des consciences, IV, 2.