‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 58 sur 259 · Gicéron, De Off., III · texte numérisé non relu

Gicéron, De Off., III

2, Plutarque, De la mauvaise honte, J3. Cf. Gicéron, De Off., III, 29.

Mauvaise excuse que celle-là. — On se dit encore : j'avais une dette, mais mon créancier est mort. Ma dette n'est-elle pas morte avec lui? Sénèque ne le pense pas, et il raconte l'anecdote suivante : Un Pythagoricien avait acheté à un cordonnier une paire de sandales ; il n'était pas riche et n'avait pu pa3^er comptant. Lorsqu'il revint quelques jours après à la boutique avec l'argent de ses sandales, il la trouva fermée, et, comme il frappait depuis longtemps, un passant lui dit : « Vous perdez votre temps : le cordonnier est mort. Mais cela ne doit faire de peine qu'à nous. Vous autres, vous croyez qu'il ressuscitera. » Notre philosophe, loin de s'affliger en effet, éprouva d'abord une secrète joie, et remportait, en les faisant sonner dans sa main, ses trois ou quatre deniers. Puis il se fit des reproches de cette joie et se dit : le cordonnier n'est pas mort pour toi, rends-lui donc ce que tu lui dois. Il revint sur ses pas, et par une fente de la cloison il glissa .ses quatre deniers '. — Zenon donna un exemple analogue ^ Il avait promis de prêter cinq cents deniers à un homme qu'il découvrit ensuite n'être pas sûr. Il n'en tint pas moins sa

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