‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 63 sur 259 · Cicéron, De Off., III · texte numérisé non relu

Cicéron, De Off., III

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formé de brûler la flotte des alliés , après la victoire commune remportée sur les Perses, ceux-ci le repoussant sans le connaître, à ces seuls mots d'Aristide : ce qu'on vous propose est utile, mais n'est point honnête *.

C'est en temps de guerre qu'il semble surtout difficile de concilier la justice et l'intérêt. La guerre n'est-elle pas un état d'exception où tout devoir est suspendu, où la force ne doit pas se laisser arrêter par le droit? C'est ainsi du moins qu'on a entendu et pratiqué la guerre le plus souvent. Mais l'honneur de Cicéron et du stoïcisme est d'avoir devancé l'opinion de vingt siècles et d'avoir imposé comme des lois à la guerre. — On ne doit entreprendre de guerre que lorsque l'honneur ou le salut de la patrie sont enjeu. Encore faut-il avoir demandé solennellement une réparation pacifique. Car il y a deux moyens de régler un différend, la force et la raison. Les animaux se servent de la force, les hommes ne devraient se servir que de la raison. Si nos adversaires nous y contraignent, du moins faut-il leur déclarer publiquement la guerre qu'on va leur faire, puis se contenter de toute paix honorable franchement

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