GicÉROx, De Off., I, 13; III
2. CicÉRON, id., I, 13; III, 27-30. Si nous ne tenions à rester dans le domaine de la morale, il faudrait dire ici le rôle considérable de l'idée de serment dans l'antiquité^ idée religieuse plus encore que morale. C'est la religion du serment qui lit de Régulus un héros, et Cicéron nous laisse entendre {De 0/f., III, 31) qu'avec le scepticisme religieux de sou temps on ne trouverait plus de Régulus.
DE l'honnête et de l'utile 87
fin, et habituant les consciences à ne reconnaître plus qu'un minimum d'obligations, qui va toujours s'épuisant. — Ce fut le mauvais service rendu à la morale par la dialectique, .que d'aveugler le sens du devoir et d'embrouiller les questions qu'elle avait pour mission d'éclaircir.
Ses jeux furent d'abord inoffensifs. Elle soulevait des cas comme ceux-ci : Peut-on se rendre service à soi-même? — Se doit- on de la reconnaissance *? — Quels présents peut-on faire aux dieux et aux sages, puisque les uns et les autres possèdent tout à l'avance ^? Sénèque compare aux tours des escamoteurs les subtiles conclusions des stoïciens. Il regrette le temps perdu à ces futilités. Il reconnaît d'ailleurs qu'elles ne font de mal à personne \ Mais nul ne s'en est moqué avec plus de verve que Lucien, dans sa satire des sectes à l'encan. Lorsqu'on demande à Ghrysippe ce qu'il sait faire , il dit qu'il possède l'art de clore la bouche à tous ses adversaires. Cet art a un nom : le syllogisme,