‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 86 sur 259 · Gicéron, id., I · texte numérisé non relu

Gicéron, id., I

112 UN PROBLÊME MORAL DA>S l'ANTIQUITÉ

même, on méconnaît enfin ce que la patience caclie de résolution et la modération de force. Après ces discussions, Gicéron arrive à la quatrième vertu, la bienséance * (TrplTov, décorum). Cette vertu est d'abord l'ornement des trois autres. Elle est pour elles ce que sont pour le corps la grâce et la beauté. Mais elle a en outre un objet propre, et cet objet est toutes choses. C'est-à-dire qu'elle s'ajoute à la science, à la justice et à la force, mais qu'en outre elle est la règle de tout ce qui n'a pas d'autre règle. C'est en tout qu'il faut se soucier de la bienséance. Rien n'est indifférent au moraliste : nos conversations, notre ton de voix, les attitudes de notre corps, sa démarche, le luxe de nos habitations, de nos vêtements, tout a sa portée et son sens. Aussi Cicéron ^ donne-t-il des conseils sur tout, et il semble que les autres moralistes du stoïcisme aient fait comme lui. Mais tous ne sont pas d'accord sur les conseils à donner. — C'est un cas de conscience souvent discuté que celui de la tenue qui convient à un sage. De nos "jours on entend encore reprocher aux philosophes de n'être ni laids, ni sales. C'est en

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