Stobée, Serm., I, 84; VI, 62; XVII, 43; LXXXV
114 UN PROBLÊME MORAL DANS l'aNTIQUITÉ
mande, peut-être avec raison, étant ainsi faits, de se tenir en dehors du monde. — Il faut croire qu'ils obéirent, et au delà. Car Épictète parle sur ce sujet avec une telle vigueur qu'il a bien l'air de s'en prendre à quelque secte malpropre de son temps. Il ' n'est pas de gros mots qu'il n'emploie pour les peindre, et il se demande si c'est sur le fumier qu'il faut aller chercher les philosophes. Pour lui au contraire la propreté est la vertu du corps ; elle est aussi le signe distinctif de l'homme, car c'est un instinct dont il a le privilège. Mais la propreté ne suffit pas. Il faut que tout, chez l'élève en philosophie, trahisse le goût du beau qui l'anime. Et il faut que le philosophe ne dégoûte pas le vulgaire de la philosophie, mais au contraire en montre jusque sur son extérieur le sourire et la pureté.
De même qu'il y a une vertu du corps, il y a une vertu de la parole, une vertu de la conduite dans les matières qui semblent étrangères à la morale. Il y a des vertus pour tout, et l'ensemble de ces vertus est la bienséance. L "étude en serait infinie. Cicéron s'est borné; — et nous nous bornerons encore plus, nous contentant de l'exemple que nous avons choisi.